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10 DÉCEMBRE 2022 : UNE JOURNÉE DES DROITS DE L’HOMME TERNE EN CÔTE D’IVOIRE !

Déclaration de la FIDHOP :

Au moment où le monde entier se souvient de l’adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le 10 Décembre 1948, en France, sous l’égide des Nations Unies ;

Alors que toute la Nation ivoirienne se donne à rêver aujourd’hui d’une Côte d’Ivoire enfin réconciliée et tournée vers l’avenir, avec le retour récemment de l’ex-ministre de la Jeunesse de l’ex-Président Laurent Gbagbo, (en attendant les derniers exilés et les libérations de tous les prisonniers des crises électorales de 2010 et 2020) ;

La commémoration en Côte d’Ivoire de la Journée internationale des Droits de l’Homme est assombrie par deux situations (parmi tant d’autres), très gênantes, de violations des Droits de l’homme, que la FIDHOP, la Fondation Ivoirienne pour l’observation et la surveillance des Droits de l’homme et de la vie politique, tient à relever et à dénoncer.

La première situation, qui mérite d’être rappelée, est celle de dame Pulchérie Edith Gballet.

Cette activiste des Droits de l’homme, Présidente de l’ONG « Alternative Citoyenne Ivoirienne », qui a été arrêtée il y a quelques mois, inculpée et est détenue à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA), en attendant son procès. Alors qu’elle agissait dans le cadre de ses activités de militante des droits civiques et des libertés.

La FIDHOP, en s’appuyant toujours sur la Déclaration Universelle des Droits de l’homme ; mais surtout en invoquant les lois ivoiriennes, notamment la Loi numéro 2014-388 du 20 juin 2014, continue de demander la libération de cette dame.

La seconde situation concerne quatre (4) citoyens ivoiriens, qui ont été appréhendés le 25 novembre dernier à Abidjan, sur le lieu du départ d’une marche dite contre la vie chère. Un droit légitime !

En effet, allés participer à la marche initiée par l’ONG « Urgences Côte d’Ivoire », les nommés Sery Romuald, Diangone Bi Roland, Dolé Anicet et Kipré Pacôme ont été appréhendés par les forces de l’ordre sur les lieux de la manifestation.

Mis en garde à vue à la Préfecture de police aussitôt après leur arrestation, ils ont été présentés au Procureur de la République par la suite et ont été placés en détention préventive à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan.

Pourtant, ces derniers ne sont ni organisateurs de ladite marche, ni membres de « Urgences Côte d’Ivoire ». Il s’agit simplement de jeunes citoyens ivoiriens qui, subissant les frasques de la cherté de la vie en Côte d’Ivoire, ont jugé légitime de prendre part à une marche pacifique de protestation à ce sujet.

De plus, aucun communiqué officiel, n’avait été produit à leur connaissance, quant à l’interdiction de la marche. Ils ne sauraient donc être accusés d’avoir voulu troubler l’odre public.

Le vendredi 9 décembre 2022, ces personnes devaient passer en jugement.

Et la FIDHOP se réjouit qu’ils soient assistés par l’Avocat de la FIDHOP, Me Roselyne Aka-Serikpa, (Vice-présidente de la FIDHOP en charge des questions juridiques et de la diplomatie), qui s’est constituée pour assurer leur défense.

La FIDHOP plaide pour ces deux situations, afin qu’il soit accordée à ces (nouveaux) détenus en violation de la loi, la libération.

Enfin, La FIDHOP ne saurait passer sous silence le cas de son Président, Dr BOGA Sako Gervais, qui est très illégalement placé sous contrôle judiciaire depuis le 27 juillet 2021. Il est temps que cette mesure soit levée.

Au nom de la Journée internationale des Droits de l’Homme !

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