08172017Headline:

200 femmes “Mamans Gbagbo” honorées en Côte-d’Ivoire-les raisons

« Nous savons où nous allons… »

L’Organisation des femmes du Fpi (Offpi) dirigée par madame Lorougnon a organisé samedi, sous une pluie battante à Bingerville, une cérémonie à l’honneur des femmes de son parti. Plus connues sous l’appellation « Mamans Gbagbo », ces dames au nombre de 200, sélectionnées dans les fédérations d’Abidjan, ont reçu des diplômes honorifiques en reconnaissance de leur militantisme mais surtout de leur fidélité au combat de Laurent Gbagbo.
Qui sont-elles au juste ? Selon Bruno Gnaoulé Oupoh, vice-président qui a animé une conférence au cours de ladite cérémonie, les « Mamans Gbagbo » sont « toutes ces femmes qui auraient aimé mettre au monde un fils de la trempe de Laurent Gbagbo ». Ce leader dont « les paroles de liberté ont séduit des milliers de personnes » à travers villes et hameaux du pays. Ces femmes, dira-t-il, ont tellement adopté Gbagbo que lorsqu’en 1990, le régime d’Houphouët avait imposé la caution de 20 millions pour la présidentielle, elles ont dénoué le bout de leur pagne pour donner leur part de cotisation. Cependant, reconnait-il, ces « Mamans Gbagbo » n’ont pas eu de postes de responsabilité quand Gbagbo a pris le pouvoir, les femmes intellectuelles ayant été préférées à celles-ci.

C’est pourquoi, prenant la parole, leur première responsable Marie Odette Lorougnon a fait la proposition que soit instituée une journée dédiée à ces ‘’braves femmes’’ dans l’agenda des fêtes du parti. A cette célébration qui est la 3e du genre, Marie Odette a rappelé que sous Gbagbo, elles avaient été reçues au palais présidentiel où une enveloppe de 35 millions de FCFA leur avait été remise. Cela n’est pas suffisant, selon Gnaoulé Oupoh qui estime qu’elles constituent les fondations du Fpi et qu’il s’impose le devoir de les valoriser afin qu’elles aient toujours la force de militer.

Mme Lorougnon a profité de la tribune pour lancer un appel à la réconciliation qui passe, selon elle, par « le retour apaisé des exilés » et « la libération des prisonniers politiques. »

Cet autre rassemblement qui a regroupé près de 500 militants dans un hôtel, fut un test de mobilisation réussi, malgré la pluie. De quoi réjouir Sangaré Abou Drahamane qui a lancé quelques messages. « Nous savons où nous allons. (…) Nous n’avons pas une histoire de gens qui ne font que parler. Nous agissons et nous allons agir. Nous portons la Côte d’Ivoire et nous ne pouvons pas avoir honte. Nous nous opposerons toujours aux destructeurs de la Côte d’Ivoire. (…) Le temps des mots d’ordre viendra et ce temps n’est pas loin »

SD à Abidjan
sdebailly@yahoo.fr

Comments

comments

What Next?

Recent Articles

Leave a Reply

Submit Comment