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3 pays prêts à accueillir Laurent Gbagbo; les militaires troublent Ouattara

ado gbagbo

Amis lecteurs, bonjour et bienvenue sur linfodrome.com pour suivre la revue de presse du samedi 20 décembre 2014. L’affrontement au sein de l’armée et la situation politique composent l’essentiel du menu de notre numéro de ce jour. Bonne lecture à tous !

Affrontement sanglant dans l’armée

« Après les évènements d’Akouédo, une base des ex-combattants démantelée », lit-on à la Une de L’Expression. Le journal relève que « les échanges de tirs font un mort et plusieurs blessés » et « le commandant de la base arrêté », « ses armes lourdes saisies ». Ce dernier se nomme Traoré Salif dit commandant Tracteur, chef de la compagnie tracteur, ex-coordinateur des combats d’Abidjan lors de la crise post-électorale. Selon le journal, un contingent de militaires a attaqué dans la nuit la base de Tracteur et ont fait un mort. Cette attaque aurait un lien avec la manifestation « des soldats de 1ère et 2ème classe qui ont érigé des barrages, jeudi, au niveau du nouveau camp militaire d’Akouédo », écrit-il.

Son confrère Le Quotidien d’Abidjan titre « le commandant Tracteur et 25 de ses éléments arrêtés », « son domicile attaqué et pillé par les hommes de Koné Zakaria » et que « ça bouillonne dans les casernes ». Il écrit « Folle journée, hier à Attoban, dans la commune de Cocody. Des militaires se sont tiré dessus avec comme bilan un mort et plusieurs blessés ». Il affirme qu’une affaire de prime serait à l’origine de cet affrontement entre factions. D’un côté ceux qui ont perçu leurs primes après le soulèvement du 16 novembre et de l’autre les oubliés.

Pour Le Temps, ces « soulèvement répétés des FRCI » montrent que « la Côte d’Ivoire s’enfonce dans le chaos ». Le journal avertit que « ce sont des signes qui ne trompent pas et qui présagent des lendemains houleux pour les Ivoiriens. A y voir de près, ces évènements successifs orchestrés par les FRCI proches du pouvoir risquent sérieusement d’enfoncer le pays dans une spirale de violence qui ne dit pas son nom ».

Quand à Le Patriote, il a mis en relief le côté punition de l’acte des révoltés. « Après les derniers évènements d’Akouédo : les mutins seront radiés ! » Au cours d’une cérémonie militaire, le ministre auprès du Président Ouattara chargé de la Défense, M. Paul Koffi Koffi, a transmis la volonté du Chef suprême de l’armée. « Le chef de l’État, chef suprême des armées nous a instruits pour que les militaires qu ont manifesté au camp d’Akouédo soient traduits devant le tribunal militaire et être radiés ensuite », a-t-il fait savoir.

Situation politique

Présidentielle 2015 : Koulibaly, Banny… font-ils vraiment le poids face à Ouattara ? », tel est le sujet du débat choisi par Nord-Sud Quotidien. Dans un article, le quotidien a mis en relief les forces et faiblesses du député Konan Kouadio Bertin, de l’ex-Premier ministre Charles Konan Banny (candidats déclarés du PDCI) et de Mamadou Koulibaly, ex-président de l’Assemblée nationale et ministre de l’Économie sous Gbagbo. Au PDCI, il s’est produit un pugilat lors de leur dernier bureau politique, jeudi.

Soir Info croit qu’il y a à craindre pour Bédié. Il écrit que « le radicalisme affiché par les protagonistes des camps opposés pourrait déboucher sur une implosion du parti. Ces combats à coups de poing mettent très clairement en lumière les voyants de l’état de pourrissement avancé de la situation au PDCI ». Aussi affirme t-il que dans cette affaire, le président Bédié peut être accusé « de conduire le PDCI à la casse ». Et demande si « Henri Konan Bédié ne donne t-il, d’ailleurs pas du grain à moudre à ceux qui pensent ainsi… ».

Selon L’inter, « les pro-Banny craignent une ”scission” du parti ». Au cours d’une conférence de presse, ces cadres du PDCI ont déclaré que « au PDCI, les positions sont de plus en plus tranchées. Cette radicalisation peut conduire à une crise d’autorité et de légitimité et le risque même de scission du parti n’est pas à craindre », a dit le ton grave, Dr. Dion Yodé Simplice, le porte-parole. Le quotidien fait savoir qu’un pays de l’Afrique de l’ouest est prêt à accueillir Gbagbo. Il s’agit du Togo, selon une information de France Info. Interrogé, Me Altit, avocat de Gbagbo a confirmé l’information et a ajouté que l’Angola et l’Afrique du Sud se sont également manifestés.

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