07252024Headline:

3ème mandat/ La Suisse continuera-t-elle d’avoir avec la Côte d’Ivoire des relations privilégiées

Il y a à boire et à manger dans le courrier au vitriol que la députée, Brigitte Crottaz a adressé le 10 décembre dernier au Conseil Fédéral de la Suisse relativement à la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire. Dans cette missive au contenu très acide, Mme Brigitte Crottaz qui s’adresse au Conseil Fédéral de son pays, pose la question de savoir si la Suisse doit continuer à entretenir des relations privilégiées avec le gouvernement Ouattara, alors que celui-ci, selon elle, est à la base des violences électorales graves ayant fait officiellement 85 morts et des centaines de blessés très souvent dans des conditions atroces.
” Alassane Ouattara reste-t-il un interlocuteur crédible et indiqué pour la Suisse, quand on connaît notre attachement aux principes démocratiques et à la dignité humaine”, s’est interrogée la députée Suisse, Brigitte Crottaz dans le courrier adressé aux autorités de Genève. La Suisse va-t-elle ouvrir les yeux sur l’utilisation des fonds alloués dans le cadre du financement du processus électoral en Côte d’Ivoire et prendre des mesures contre le gouvernement ivoirien ? Nous n’en sommes pas encore là. Mais en attendant, nous vous proposons un pan important de la lettre de la députée du Groupe socialiste Suisse :
(…) ” La Suisse entretient des relations privilégiées avec la Côte d’Ivoire. À ce titre, elle s’est impliquée dans le processus électoral devant conduire à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, à travers son soutien aux différentes initiatives visant à garantir une élection juste, paisible et transparente. Malheureusement, ce processus électoral a été émaillé par des violences graves pour aboutir à la crise postelectorale que nous constatons…
Au vu des violences et des nombreux actes illégaux commis par le gouvernement qui ont été relevés dans le processus électoral : violation de la Constitution ( Art. 55 et 183 pour permettre la candidature illégale du président sortant ), exclusion arbitraire de candidats, non-respect de plusieurs décisions de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples( Décisions du 18 novembre 2016, du 15 juillet 2020 et du 25 septembre 2020), faible taux de participation, fraudes et manipulations des chiffres constatés par des observateurs et des diplomates, la Suisse considère- t-elle le scrutin du 31 octobre en Côte d’Ivoire comme crédible, légitime et légal ?

Alassane Ouattara reste-t-il un interlocuteur crédible et indiqué pour la Suisse, quand on connaît notre attachement aux principes démocratiques et à la dignité humaine” ? (…).

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