09262017Headline:

6 ans après la chute du pouvoir Gbagbo/ Augustin Komoé (FPI) amer contre le régime Ouattara: « Jamais la prise du pouvoir n’a été aussi meurtrière »

6 ans après la chute du pouvoir Gbagbo Augustin Komoé (FPI) amer contre le régime Ouattara: « Jamais la prise du pouvoir n’a été aussi meurtrière »

A la faveur de la commémoration du 11 avril 2011, l’ancien ministre du régime de Laurent Gbagbo et membre du Front populaire ivoirien (FPI), Augustin Komoé est revenu sur la crise postélectorale qui s’est soldée par l’arrestation de son ex-champion et l’arrivée au pouvoir du président Alassane Ouattara.

« Le 11 avril 2011 consacre la fin du régime du FPI et nous rappelle la fin du régime PDCI le 24 décembre 1999, ainsi que celle de la junte militaire le 26 octobre 2000. Ce n’est donc pas un tournant en tant que tel. Ce qui l’est, c’est plutôt le mode opératoire du processus de changement de régime. Jamais la prise du pouvoir n’a été aussi meurtrière », a confié Augustin Komoé dans une interview à l’hebdomadaire La synthèse. 6 ans après l’accession du Président Alassane Ouattara au pouvoir, le cadre du Front populaire ivoirien semble avoir tiré toutes les leçons de cette perte brutale du pouvoir par sa formation politique.

« Nous n’aurions pas du organiser des élections en 2010 sans le désarment des rebelles. Non seulement cela était contraire à la constitution mais également nous savions que tous les accords de paix et les résolutions des Nations Unies avaient recommandé le désarment avant toute élection. La situation qui avait justifié le report des élections de 2005 était toujours la même, à quelques exceptions près, en 2010 au moment où nous organisions la présidentielle. Le Président Gbagbo avait hâte de normaliser la vie politique nationale pour pouvoir appliquer son programme de gouvernement qui avait séduit les Ivoiriens. Il a donc pris le risque d’organiser ces élections sans doute sur la base de rapports erronés garantissant une issue heureuse au processus électoral pour mettre définitivement fin à de longues années de crise », témoigne-t-il.

Pour éviter à la Côte d’Ivoire de connaître une autre crise à l’avenir, Augustin Komoé préconise au régime actuel du Président Alassane Ouattara de prendre toutes les mesures nécessaires pour ‘’engager notre pays dans un processus de réconciliation vraie, gage d’une paix durable et d’un développement harmonieux et durable’’.

« Personne ne peut souhaiter que la Côte d’Ivoire replonge dans la crise après tout ce que nous avons vécu. Il appartient aux tenants du pouvoir de montrer leur capacité à diriger ce pays dans l’équité afin d’abréger les souffrances des Ivoiriens (…) Il y a comme un fossé qui s’élargit de plus en plus entre le pouvoir et l’immense majorité des Ivoiriens. Quand le peuple crie sa misère, le pouvoir répond par des discours thuriféraires. Ce dialogue de sourds peut déboucher sur une crise dont personne ne peut prédire les effets », prévient l’ancien ministre de Gbagbo. Puis de recommander que ‘’le pouvoir gagnerait à faire preuve d’ouverture et à engager notre pays dans un processus de réconciliation vraie, gage d’une paix durable et d’un développement harmonieux et durable’’.

David YALA

linfodrome

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