12062016Headline:

A 6 mois de l’élection présidentielle:Voici ce que Soro dit au peuple

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Le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, a présidé hier après-midi, la rentrée solennelle de la première session ordinaire du parlement au titre de l’année 2015.

La cérémonie a enregistré la présence du représentant du Premier ministre, chef du gouvernement, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la sécurité, Hamed Bakayoko, des présidents des institutions de la République, et surtout du président de l’Assemblée nationale du Cameroun, le très honorable Cavayé Yéguié Djibril, invité spécial. Des membres du gouvernement, des représentants du corps diplomatique accrédités en Côte d’Ivoire, des chefs coutumiers et religieux ainsi que plusieurs autres invités, ont pris part à la cérémonie, qui pris les allures d’une fête des retrouvailles.

Dans son intervention, Guillaume Soro a félicité la représentation nationale pour la tenue de cette cérémonie hautement solennelle, avant de témoigner son amitié et sa solidarité à l’endroit des parlementaires du Cameroun. Cette session, qui s’ouvre à 6 mois de l’élection présidentielle d’octobre 2015, a été une occasion pour le président de l’Assemblée nationale d’appeler les Ivoiriens au calme. Selon le chef du parlement ivoirien, depuis un moment, deux camps s’opposent et s’expriment ouvertement: d’un côté, le camp des pessimistes, ceux pour qui rien ne va dans notre pays; ils vont jusqu’à affirmer que tout va finir par exploser, aidés en cela par les nombreux «nouveaux prophètes», annonciateurs d’une nouvelle guerre, et prescripteurs de remèdes insolites. De l’autre, le camp des optimistes, ceux qui disent que «tout est bien dans le meilleur des mondes», qu’il «n’y aura plus rien» et que la Côte d’Ivoire ne revivra plus l’expérience de la guerre, du sang et des larmes versés. En s’exprimant sur les clivages persistants au sein de la société ivoirienne, le président de l’Assemblée nationale a convié les Ivoiriens «à trouver une voie moyenne, une voie de compromis, celle de la sagesse et de la lucidité». «Ni empressés, ni empesés, allons notre chemin avec réalisme, dans la détermination et l’abnégation. Nos blessures sont trop récentes pour en oublier la douleur, mais notre foi est trop forte pour que les blessures du passé nous dictent notre avenir», a-t-il dit. «Le volcan sur lequel nous avons dansé ces dix dernières années n’est pas totalement éteint. Ayons le courage d’ouvrir nos bras à ces frères qui ressentent si fort ce besoin de la maison paternelle. A eux nous demandons aussi d’avoir le courage de revenir dans la maison du père, dont ils n’ont jamais été chassés, et de prendre leur part dans l’édification de la maison commune, même s’il subsiste des divergences, et chacun comprendra», a-t-il ajouté.

Pour le député de Ferkessédougou, «l’élection présidentielle de 2015 doit être pour les Ivoiriens, un moment de consolidation de la démocratie. Dans la forme, par l’expression libre du suffrage ; dans le fond (une fois l’élection achevée) par la relecture et la réécriture de notre Constitution pour entrer dans l’ère de la modernité démocratique». Selon lui, il ne suffit pas de le proclamer ou même de le vouloir, mais il faut le faire. Guillaume Soro a invité les Ivoiriens à suivre l’exemple du Nigeria, qui a donné un bel exemple de démocratie et une belle leçon de modestie et d’optimisme à tous les pays amis. «J’invite tous les candidats déclarés et les éventuels candidats à l’élection présidentielle d’octobre 2015 à savoir tirer profit de cette leçon», a-t-il poursuivi.

Cavayé Yéguié salue la prise de position de Soro contre Boko Haram

Présent à cette cérémonie solennelle d’ouverture de la première session ordinaire de 2015, le très honorable Cavayé Yéguié Djibril, président de l’Assemblée nationale du Cameroun, a salué la prise de position de Guillaume Soro contre Boko Haram.

En juin 2014, à la tribune de l’Assemblée nationale camerounaise, Guillaume Soro avait fustigé les pratiques de la secte terroriste, appelant à «l’internationalisation de la coordination des Etats africains» contre le mouvement d’Aboubakar Shekahu. «Nous avons salué votre prise de position à la tribune de l’Assemblée nationale du Cameroun le 11 juin 2014, concernant le combat que nous menons pour circonscrire la menace Boko Haram. Vaincre Boko Haram, disiez-vous, n’est pas seulement une nécessité, c’est un devoir sacré pour la sauvegarde de nos valeurs d’humanité », a rappelé le patron du parlement camerounais, hier mercredi 29 avril 2015. En outre, le chef du parlement camerounais a invité les députés africains à mener ensemble la lutte contre Boko Haram, qui rode au Mali, au Niger, au Tchad et au Cameroun.

Cyrille DJEDJED

L’INTER

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