10222018Headline:

A la Hay: Le report du procès de Gbagbo, poursuivi pour crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI) fait la “Une” de la presse ivoirienne.

Le report du procès de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, poursuivi pour crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI) fait la Une de la presse ivoirienne.

Tous ceux qui voulaient voir l’ex-président de la République, Laurent Gbagbo, et son ex-ministre de la Jeunesse, Charles Blé Goudé, humer l’air de la liberté, ou au contraire, être jugés en octobre 2018 doivent patienter encore. Le procès a été reporté au lundi 12 novembre prochain, à la demande de la défense. Cette information est relayée par la presse ivoirienne dans son ensemble. Le quotidien Le jour Plus barre à sa Une : « Procès en acquittement à la CPI, les pro-Gbagbo désillusionnés à la Haye ». Le confrère nous apprend qu’à la demande de la défense, l’audience devant décider de l’acquittement ou non de Laurent Gbagbo a été suspendue, le mercredi par le juge Cuno Trafusser et qu’après les plaidoiries de l’accusation et la représentante légale des victimes, les avocats des deux détenus ont demandé à la Cour un délai supplémentaire pour examiner les arguments déployés depuis lundi par le bureau de la procureur Fatou Bensouda. Le Jour Plus ajoute que « cette information ne fait pas forcément plaisir à certains pro-Gbagbo qui avaient souhaité voir leurs ‘’idoles’’ être libérées de la prison de la Haye ce début du mois d’octobre (…). L’ancien chef de l’Etat qui totalise sept ans de détention devra donc attendre pour savoir s’il est jugé coupable de crime contre l’humanité. Idem pour son poulain Charles Blé Goudé qui lui, séjourne à la Haye depuis 2013. ». Et le confrère d’ajouter que « Bernard Houdin, ex-conseiller spécial de l’ancien chef d’Etat ivoirien a fait rêver les supporters des deux détenus à Abidjan et ailleurs sur l’irrémédiable acquittement des deux prisonniers dès ce début du mois d’octobre. Bernard Houdin a fait savoir le dimanche 22 juillet dernier que la libération de Gbagbo n’est qu’une question de temps. ». Si les partisans de l’ex-chef de l’Etat sont déçus par ce report, les victimes le sont aussi. En effet, Le Patriote titre : « Procès Laurent Gbagbo, les victimes réclament la poursuite des audiences ». Le confrère informe que lors de son intervention, hier, devant la Chambre de première instance de la Cour pénale internationale, Me Paolina Massida, représentante légale des victimes, a invité les juges à laisser le procès aller jusqu’à son terme. Pour la représentante légale des victimes, une interruption de cette procédure mettrait fin aux espoirs des victimes de la crise postélectorale de connaitre la vérité et généra en elle un grand sentiment d’impunité. Me Paolina estime que les victimes qui attendent depuis janvier 2016 veulent voir, à la suite de l’accusation, la Défense présenter ses éléments de preuve et ses témoins pour l’éclatement de la vérité ». Quant au confrère Le Temps, quotidien proche du FPI, il barre à sa Une : « Ajournement de l’audience au 12 novembre, les dessous du report du procès ». Le confrère explique pourquoi le procès été reporté à la demande des avocats de la défense. « 1 500 pages à étudier, c’est le volume que représente la présentation des arguments de l’accusation depuis le 1er octobre à la date du mercredi 3 octobre. Ce qui nécessite une charge de travail colossal pour les équipes de défense avant de répliquer dans cette audience. Devant cette situation, lorsque le juge président a donné la parole aux équipes de défense, l’avocat principal de Charles Blé Goudé, a demandé à la Chambre d’accorder à son équipe plus de temps pour mieux répondre aux arguments de l’accusation ».

Adolphe Angoua

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