03232017Headline:

A la Haye Essy fait des rèvèlations”La première fois que j’ai été en prison, c’est à cause de Gbagbo”.

gbagbo et essy

Essy Amara a remis un important courrier d’un chef d’Etat à Gbagbo

Il est le troisième -sur les quatre « irréductibles » du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) candidats déclarés à la présidentielle de 2015- à avoir fait « le plerinage » de La Haye.

Essy Amara, ex-ministre d’État, ministre des Affaires étrangères de Côte d’Ivoire s’y est rendu, vendredi 15 mai 2015, pour rencontrer Laurent Gbagbo. Avant lui, Kouadio Konan Bertin dit KKB (deux fois) et Charles Konan Banny (une fois), tous deux candidats à cette élection, sont allés voir l’ex-président de la République de Côte d’Ivoire. Rien n’a filtré officiellement de la rencontre du vendredi 15 Mai, entre Essy Amara et Laurent Gbagbo. Mais avant le raout, La Lettre du continent révélait, jeudi 14 mai 2015, que le diplomate-candidat devrait remettre un « courrier personnel de Jacob Zuma » à son hôte.

On sait qu’avant de venir en Europe, le président de la 49ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies entre 1994 et 1995 a rencontré, lundi 27 avril 2015, à l’Union Building de Pretoria, le président sud-africain. M. Essy y était en sa qualité d’invité au « Freedom Day ». C’est un jour marquant l’accès au droit de vote à toute la population noire d’Afrique du Sud après le régime de l’Apartheid.

Cette visite du cadre du Pdci à l’ancien chef de l’État ivoirien à La Haye ne devrait pas surprendre. Les deux hommes se connaissent depuis belle lurette. Essy Amara, a révélé, en mai 2014, au cours d’une conférence publique sur la diplomatie ivoirienne sous Félix Houphouët Boigny, à l’Université de Cocody, que c’est à cause de Laurent Gbagbo qu’il est allé en prison pour la première fois. « La première fois que j’ai été en prison, c’est à cause de Gbagbo. Le président Houphouët avait envoyé des gens le chercher chez lui. J’étais chez lui et lorsqu’ils ne l’ont pas trouvé, ils m’ont pris», a rappelé Essy Amara alors qu’il était l’invité du Groupe de recherche et d’étude en histoire globale (Grhg). Quand Laurent Gbagbo était au pouvoir, il avait battu campagne pour que l’ex-Secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine (Oua) devienne le président de l’Union africaine (Ua).

Interrogé, samedi 7 mars 2015, sur la Voice Chat (plate-forme de discussions) d’Abidjan.net, Essy Amara a souhaité que les choses évoluent positivement pour M. Gbagbo et qu’il soit relâché. « Gbagbo a fait 47% lors de l’élection présidentielle, on ne peut pas les ignorer. Il faut trouver une solution pour M. Gbagbo . Je suis un militant pour sa libération. Il y a eu des enquêtes préliminaires, il va être jugé et après, on verra ce qu’on peut faire. J’ai parlé avec le président des parties du Traité de Rome, au ministre de la justice du Sénégal, qui fut à la tête de la Fidh…A long terme, il faut trouver une solution au cas de Gbagbo. Ce n’est pas une gloire pour nous de savoir qu’un chef d’Etat africain est détenu à la Cour pénale internationale (Cpi) », avait fait savoir Essy Amara. Il n’avait pas hésité à envoyer une délégation, le 7 février 2015, lors des obsèques de la mère de Laurent Gbagbo à Blouzon. M. Essy en avait fait de même, jeudi 30 avril 2015, au cours de l’investiture du prisonnier de La Haye à Mama comme président du Front populaire ivoirien (Fpi).

SYLLA Arouna

 linfodrome.com

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