05192022Headline:

À la Une: RFI et France 24 aphones au Mali

Cette suspension définitive de nos émissions continue de faire réagir en Afrique de l’Ouest. Ce vendredi matin, on retiendra ainsi la réaction du journal Mourya, La Voix du Niger. Lequel considère qu’il s’agit d’une « forfaiture » des « militaires au pouvoir à Bamako », que ce journal traite de « putschistes qui ne supportent pas la contradiction et sont à fond dans le musellement de la presse ». Mourya, La Voix du Niger dénonce une « chape de plomb digne des années staliniennes » ; espère que « les putschistes maliens » reviendront à « de meilleurs sentiments le plus tôt possible pour donner tout son champ à la liberté d’expression. En tout cas, l’avenir a toujours donné tort aux dirigeants qui ont tenté de museler leurs peuples », avertit Mourya, La Voix du Niger.
Gossi retient son souffle

Au Mali, justement, l’armée française, la semaine dernière, a révélé la mise en scène d’un charnier à Gossi, dans le nord du pays, près du camp militaire que les forces françaises de l’opération Barkhane venaient de rétrocéder à l’armée malienne. Sur place, les habitants redoutent un vide sécuritaire et de nouvelles violences. À Gossi, un élu local rencontré par le journal français Le Figaro, confie que « les gens ont peur. Ils craignent les conséquences économiques du départ des Français, car de nombreux habitants de la région dépendent de Barkhane pour leur emploi, leur commerce, ou pour des revenus liés à de petits travaux ».

Mais ce que les habitants de Gossi redoutent « surtout » est un possible « vide sécuritaire », énonce Le Figaro, « on peut s’attendre à des représailles de la part des groupes jihadistes pour tous ceux qui auront travaillé ou été en contact avec la force Barkhane », prédit l’élu local, en évoquant aussi « un regain de violences, mais aussi davantage d’enrôlements dans les rangs des groupes armés terroristes »

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