10212018Headline:

Abidjan: De hauts fonctionnaires réfractaires à la bonne gouvernance !

Selon le rapport de la Haute autorité de bonne gouvernance (HABG), plusieurs hauts fonctionnaires de l’administration ivoirienne refusent de déclarer leurs patrimoines. Au nombre de ceux-ci, l’on compte des ministres, présidents d’institutions et autres gouverneurs de districts.

La date butoir de déclaration du patrimoine auprès de la Haute autorité de la bonne gouvernance (HABG) était fixée au 30 juin 2018. A cet effet, Henri Augustin Aka, directeur du traitement de la déclaration de patrimoine au sein de l’institution avait lancé cet appel à l’égard de toutes les personnalités concernées : « La haute Autorité de la Bonne Gouvernance invite tous les assujettis à déclarer leurs patrimoines avant le 30 juin 2018. »

Le non-respect du délai imparti était sévèrement sanctionné, ainsi que l’avait annoncé M. Aka : « Passé ce délai, est puni d’une amende égale à six mois de rémunération perçue ou à percevoir dans l’emploi ou la fonction occupé(e) ou à occuper, le mandat exercé ou à exercer, tout agent public qui refuse de déclarer son patrimoine ou fait une fausse déclaration de patrimoine. »

Cependant, au terme de cette période, plusieurs hauts fonctionnaires ont fait la sourde oreille à la convocation de la HABG en ne s’exécutant pas. Ainsi que l’atteste le rapport y afférent : 4 présidents d’institutions et personnalités ayant rang de présidents d’institutions sur 15, 15 sur 80 membres du gouvernement et personnalités ayant rang de ministres et secrétaires d’Etat, 1 sur 9 membres du conseil constitutionnel, 839 sur 1477 personnalités élues et sénateurs, 4 sur 12 gouverneurs de districts et vice-gouverneurs de districts, 82 sur 638 magistrats et 639 sur 4560 personnes exerçant de hautes fonctions dans l’administration publique se sont soustraits à cette exigence qui a pourtant cours dans tous les pays engagés dans la lutte contre la corruption.

Qu’est-ce qui justifie donc le fait que ces personnalités ci-dessus mentionnées réchignent jusque-là à déclarer leurs biens ? Ont-elles quelque chose à se reprocher dans la constitution de leurs patrimoines ? Feront-elles l’objet d’une sanction comme prévu par les textes en vigueur ? Ces personnalités sont-elles protégées au sommet de l’Etat ?

Voici autant d’interrogations qui dénotent des difficultés rencontrées par la Haute autorité de la bonne gouvernance (HABG) dans l’exercice de ses prérogatives.

Créée par Ordonnance du Président Alassane Ouattara, en septembre 2013, dans l’optique de lutter contre la corruption, cette institution est dirigée N’Golo Coulibaly depuis le 10 janvier 2018.

 

afrique-sur7.fr

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