08172017Headline:

Abidjan, Fresco, Adzopé- Collecte d’armes avant l’assaut final contre le pouvoir ?

 

Abobo-Avocatier, Cocody école de police, Fresco et maintenant Adzopé. Partout le même mode opératoire, on cherche du matériel militaire à défaut de véhicule de transport de troupe saupoudré de fouilles des caisses pour prendre un peu d’argent.

Répétition générale avant le passage à l’acte ? Tout porte à le croire. La vague d’attaques qui essaiment la Côte d’Ivoire  depuis la nuit du 14 au 15 juillet à Abobo-Avocatier semble ne pas trop émouvoir pour l’heure. La communication officielle n’en fait pas une grande priorité quoiqu’un bilan de ces attaques ait été présenté le mercredi 2 août en conseil des ministres.

Huit (8) arrestations, une somme d’argent non rendue public aux mains des voyous. Le samedi 29 juillet,c’est à Fresco que ce commando invisible a pointé du nez, emportant 1 million FCFA du Trésor public et des armes, au cantonnement des Eaux et Forêts.

A défaut d’attaquer des camps militaires, ce sont brigades de gendarmerie, commissariats de police, cantonnements des Eaux et Forêts, donc des sites militaires qui sont l’objet de ce harcèlement armé.
Armes et argent et quelques véhicules de type 4*4 en possession de ces individus qui ont, à n’en point douter, un objectif, semer le trouble dans le pays et mettre le pouvoir du Dr Alassane Ouattara dans les cordes.

L’armée est en alerte depuis l’arrivée des délégations venues pour les Jeux de la Francophonie. Si cette alerte n’est toujours pas levée selon nos sources militaires, il n’en demeure pas moins que l’armée n’est pour l’heure pas très en vue dans la traque de ces indélicats individus.

Le député Alain Lobognon avait estimé que l’attaque subie par Fresco relevait du banditisme. Mais, avec Adzopé, il est évident que cette répétition test du dispositif sécuritaire démontre à tout crin les préparatifs d’une action à venir.

« Ils vont après attaquer un camp militaire pour se procurer du matériel plus consistant » révèle un fin limier de l’armée qui confirme que « nos troupes sont en alerte et toujours en tenue (de combat). »

Une autre source de se désoler de « la complicité de gendarmes et soldats des FACI » avec ces assaillants.

L’analyste géo-politologue, Dr François Adou, enseignant-chercheur à l’Université Félix Houphouët-Boigny estime qu’on « se trouve dans une insécurité généralisée. On assiste à une décomposition de l’armée, les commissariats sont sous-équipés, aujourd’hui le caractère républicain de l’armée se pose, la culture du républicanisme n’existe pas, sa reconstruction de cette armée se pose donc on est en droit de s’inquiéter avec toutes ces attaques jusqu’à Cocody, quartier d’élite. On a l’impression d’être dans un Etat en faillite. A Fresco, quand les assaillants attaquent le domicile du préfet, c’est que les fondements de l’Etat sont menacés » indique l’analyste à PoleAfrique.info. Poursuivant, il estime qu’il « faut s’attaquer de front aux problèmes de réconciliation nationale, entre les parties belligérantes, aller à un véritable creuset, le moment est venu de poser des actes » suggère François Adou

PoleAfrique.info

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