10212017Headline:

Abidjan ‘’Guantanamo’’ voici les quartiers les plus dangereux

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 microbe

les destinations les plus dangereuses d’Abidjan

Insécurité : ‘’Triangle du mal’’,

La nouvelle est bonne. L’indice de sécurité a ‘’fortement baissé’’ en Côte d’Ivoire atteignant 1,18 point en fin septembre. Nonobstant cette embellie sécuritaire, certains endroits de la capitale économique, demeurent extrêmement dangereux surtout en cette période de fêtes de fin d’année.

Même si, il est de notoriété publique que désormais à Abidjan, personne n’est à l’abri d’une agression, il serait judicieux d’éviter ou de redoubler de vigilance dans certains lieux réputés criminogènes. Appelés ‘’zones rouges’’ dans le milieu des policiers, ces endroits se distinguent des autres par le nombre important de forfaits qu’ils ont enregistré.

Adjamé, un véritable foyer d’agressions

La commune d’Adjamé est redoutée pour ses agressions. C’est un centre commercial à ciel ouvert, où, commerçants, clients, mais également les voleurs viennent faire de bonnes affaires.  Sur le boulevard Nangui Abrogoua très animé reliant la grande mosquée au grand marché, il ne se passe pas de jour sans qu’un vol à la tire ne soit commis surtout en ces moments d’intenses activités commerciales.

Les secteurs de ‘’Liberté’ et ‘’Renault’’, ainsi que la grande gare routière sont également un nid de malfrats. Dans ces coins, les brigands sont de plus en plus virulents.

La nuit, le danger est réel et permanent. Il peut sembler suicidaire de s’engager à pied dans certains lieux. Notamment dans les environs de l’ex-cinéma ‘’Krindjabo’’ et la Gare nord  (Terminus de bus), appelé également ‘’En bas du pont’’ où sévissent généralement des bandits de grands chemins. Ils sont prêts à tout pour arriver à leurs fins. L’an dernier, un étudiant rentrant tardivement d’un voyage a été tué à quelques encablures de l’immeuble ‘’Mirador’’. Le  risque d’agression est aussi élevé au niveau du ‘’Pont ferraille’’.

Yopougon,  les « hommes à la machette » font la loi         

Dans la bouillante commune de Yopougon, la simple évocation du nom ‘’ Guantanamo (appellation d’un ancien maquis fermé à cause de la pègre)’’ suscite des frayeurs. Situé entre  les bidonvilles rivaux de ‘’Yaoséhi’’ et ‘’Doukouré’’ qui foisonnent de fumoirs (lieux de vente et de consommation de drogue), maintes fois démantelés par la police et qui repoussent comme des champignons. Ce petit tronçon reliant le commissariat du 16è Arrondissement à l’ancien cinéma ‘’Saguidiba’’ n’a pas bonne presse. Viols, vols, agressions physiques sont devenus monnaies courantes dans ce lieu mal éclairé. Passants, automobilistes et riverains en font chaque jour les frais.

Mais le ‘’Triangle du mal’’, zone située entre ‘’Yopougon gare- Siporex’’, ‘’Wassakara’’ et ‘’Selmer’’ est en passe de voler la vedette au tristement célèbre ‘’Guantanamo’’. Dans ces lieux, les agresseurs sévissent avec la machette. C’est dans ce coin, précisément sur le terrain de ‘’Ficgayo’’ que la petite Inès, 11 ans, élève en classe de 6è dans un établissement privé de  Yopougon a été atrocement massacrée à coups de machette par un individu d’environ 25 ans. C’était le  3 octobre dernier.

Photo à titre d'illustration

Abobo et Attécoubé, les ‘’microbes’’ en état de veille !

Elle est la commune la plus peuplée du pays et l’épicentre d’un phénomène qui trouble depuis un certain temps, le sommeil des autorités en charge de la sécurité. Il s’agit des ‘’microbes’’, des adolescents dont l’âge varie entre 10 et 16, opérant, généralement, en bandes organisées sous la houlette de bandits de grands chemins. A Abobo, ils font la pluie et le beau temps. ‘’Sans Manquer’’, ‘’PK 18’’, la gare routière du rond point de la mairie et ‘’Derrière-rail’’ sont leurs  terrains de chasse. Leur nouvelle trouvaille : l’attaque des établissements scolaires.

A Attécoubé, il n’est surtout pas raisonnable de se retrouver tard dans la nuit dans les environs du marché au bétail ou du grand marché. Vous risquez de croiser le chemin de ces ‘’microbes’’ qui vous feront sans doute vivre un calvaire que vous n’oublierez pas de sitôt.

Autre presse

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