09212019Headline:

Abidjan: Jacques Ehouo ne peut pas être installé…; Depuis son installation on se perd en conjectures sur les causes de ce blocage.

Pourquoi Jacques Ehouo ne peut pas être installé ?     

Statu quo à la mairie du Plateau. Depuis l’installation manquée de la municipalité le lundi 13 décembre dernier, on se perd en conjectures sur les causes de ce blocage. Les rumeurs aussi folles qu’invraisemblables circulent. Certains vont jusqu’à dire que le RHDP veut spolier le PDCI de sa victoire. Une aberration quand on sait que Fabrice Sawégnon, le porte-flambeau des houphouëtistes aux municipales au Plateau, a reconnu la victoire de la liste PDCI portée par Jacques Ehouo. En fait, selon une source très bien introduite, ce blocage est dû à deux plaintes des avocats du maire intérimaire Jacques Yapi. La première a trait à la société Neg-com détenue par Jacques Ehouo et la seconde est relative à la BAPM une autre société opaque de collecte des taxes d’ODP. Concernant Neg-com, un audit a révélé une dissimulation de recettes portant sur la rondelette somme de 6 milliards FCFA. Dans cette affaire, le maire déchu Akossi Bendjo et Jacques Ehouo ont le destin lié. En effet, le 2 février 2004, c’est l’ancien édile qui donne mandat à Neg-com, société unipersonnelle dirigée alors par Ehouo, de collecter tous les revenus apportés par la publicité. Le protocole d’accord n’a fait l’objet d’aucune délibération ; ce qui est contraire aux lois en vigueur. La régie des taxes n’a donc aucun moyen de contrôle pour vérifier la réalité des taxes collectées… C’est donc cette caisse noire qui est épinglée. En 14 ans, seulement 170.734.185 FCFA ont été reversés à la commune au titre des recettes publicitaires. Sur la même période, seulement 266.815.604 FCFA sont allés dans les caisses de la commune au titre des ODP (occupation du domaine public). Difficile d’y croire pour une commune comme le Plateau. Au sujet de la BAPM, le 2 avril 2010, le conseil municipal, cette fois, donne son accord au maire pour entrer dans le capital d’une nouvelle d’économie mixte. Le conseil adopte donc le budget afférent qui est de 80 millions. En réalité, cette société baptisée Société de développement et de promotion du Plateau est un cas de délit d’initié d’une autre nature puisque la mairie a ainsi créé une entreprise commerciale qui vise tout aussi les contrats communaux que la SDPP dont l’administrateur est bien le maire lui-même. En 2015, cette société devient pourtant celle d’un homme Claude Eho à qui la mairie a cédé ses parts dans la plus grande opacité. Le conseil municipal surpris, est trop faible pour contrarier Bendjo. Dans la plainte des avocats du maire intérimaire, ces derniers écrivent : « en l’absence de contrat, documents et d’éléments probants, la mission de revue du contrat n’a pu être effectuée normalement. Toutefois, sur la base de la délibération municipale numéro 2018-209/CPL/SG du conseil municipal dénonçant l’irrégularité du contrat et mettant fin à la convention liant la commune du Plateau à la société BAPM (ex-CIVES), la CIVES aurait alors facturé illégalement un montant cumulé de 1.122.218.761 FCFA sur la période 2002 à 2006. » Face donc à ces deux plaintes du maire intérimaire, peut-on raisonnablement laisser s’installer celui qui, même bien élu, est soupçonné de dissimulation de recettes portant sur la rondelette somme de 6 milliards ? « Je n’ai pas été actionné ni par la tutelle ni par le ministre de l’Intérieur. Je n’ai aucun contact avec eux. J’ai pris mes responsabilités au nom des jeunes et de tous ceux qui croient en la démocratie. Certains me disent ce n’est pas le moment. A quel moment devrais-je le faire ? Nous devons briser ce conformisme parce que nous avons rendez-vous avec l’histoire de notre développement. Je suis un houphouëtisme mais il faut que cette situation change », a indiqué le maire au sujet de ces deux plaintes.

KY

le patriote

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