12112018Headline:

Abidjan: La libération de Gbagbo n’est qu’une question de temps, selon Koffigoh.

Joseph Koffigoh est très optimiste pour la libération de Laurent Gbagbo par la CPI. A en croire l’ancien Premier ministre togolais, tous les signaux de l’élargissement de l’ancien président ivoirien sont au vert.
Une audience très cruciale est prévue pour le 1er octobre prochain devant la Cour pénale internationale (CPI). Les avocats de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé ont en effet été autorisé à plaider l’acquittement de leurs clients suite à la fin du passage des 82 témoins de la procureure Fatou Bensouda à la barre.

Cette audience intervient dans un contexte de revirement judiciaire à La Haye, car l’ancien Vice-président congolais Jean-Pierre Bemba a été acquitté, en juin dernier, par la chambre d’appel de la CPI après près d’une décennie de détention. Aussi, les partisans de Laurent Gbagbo n’ont cessé d’alimenter l’espoir selon lequel l’ancien président ivoirien et le ministre de la Jeunesse de son dernier gouvernement vont être acquittés.

C’est dans cette même logique que s’inscrit Joseph Kokou Koffigoh. Observateur de l’Union africaine (UA) lors de la présidentielle de 2010 qui a abouti à la crise que l’on connaît, l’ancien Premier ministre togolais est très formel : « Je suis confiant, Gbagbo sera libéré. » Poursuivant sur sa lancée, il martèle : « Pour nous, il n’y a l’ombre d’aucun doute, Gbagbo reviendra dans un très proche avenir. »

Sur quel élément se fonde M. Koffigoh pour être si sûr de la libération prochaine de Laurent Gbagbo ? Est-on tenté de s’interroger.

Mais loin d’être des paroles en l’air, il s’agit des propos d’un sachant qui est annoncé comme témoin à décharge lors de ce procès devant la CPI. Il est par ailleurs l’initiateur, avec l’écrivain centénaire Bernard Binlin Dadié, de la pétition pour la libération de Laurent Gbagbo qui a recueilli plus d’un million de signature à travers la Côte d’Ivoire, l’Afrique et le monde

Le poème de Joseph Koffigoh pour Gbagbo
Ce jour-là, le temps s’était arrêté

Quand tes gardes te disaient d’avancer;
L’équipage attendait, flairant l’iniquité,
Ne sachant que dire à l’innocent prisonnier.

Et tu t’es envolé sans verser une larme,

Avec pour bagage seulement ton sésame,
Ta dignité, encore et toujours, qui désarme
Même tes ennemis étonnés par ton calme.

Et la vie continue rythmée par les audiences

Sans cesse reportées, sans nulle consistance,
Ni preuve à étayer le vide et les carences
De cette accusation qui frise l’inconscience.

On attend ton retour qui seul peut effacer

L’injustice semée sur la terre brûlée
Par les bombes croisées de la communauté
Qui comprend à présent comme elle s’est trompée.

Nous voulons voir Mama, village de tes pères

Redécouvrir la joie qui l’animait naguère,
Quand la justice aura dégagé les barrières;
Ce sera pour bientôt. Joyeux anniversaire.

 

afrique-sur7.fr

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