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Abidjan: Le désaccord toujours entre Bédié et KKB.

KKB a certes été réintégré au sein du PDCI, ses relations ne sont pourtant plus au beau fixe avec Henri Konan Bédié. L’ancien député de Port-Bouët a fait cette révélation lors d’une interview à lui accordée.

Kouadio Konan Bertin n’est plus en odeur de sainteté avec Henri Konan Bédié depuis qu’il est allé en cavalier solitaire, et foulant aux pieds “l’appel de Daoukro”, se présenter contre Alassane Ouattara à la présidentielle de 2015. L’ancien président des jeunes du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) avait par conséquent été exclu du parti pour la violation de la discipline interne.

Cependant, dans un souci de cohésion au sein du parti septuagénaire, le président Bédié avait décidé, le 6 juin 2017, depuis Paris, de lever les sanctions contre environ une quarantaine de militants, dont l’Honorable Yasmina Ouégnin et l’ancien député Kouadio Konan Bertin.

Le président du vieux parti n’a pour autant pas absout son poulain de son crime de lèse-majesté. Toutes les démarches entreprises par l’ancien candidat à la présidentielle de 2015 sont restées, jusque-là, lettre-morte.

Ainsi que l’affirme KKB lui-même lors d’une interview : « Chez nous, l’enfant n’a jamais raison de son père. Dans cette logique, mes parents, depuis le village de Bocanda, m’ont pris pour aller faire la paix avec mon père Konan Bédié. Bédié a donné rendez-vous à mes parents et à moi-même, le 15 novembre de l’année dernière. Tous les chefs baoulé de Bocanda et de Yamoussoukro, nous nous sommes déportés à Daoukro pour faire la paix avec mon père. Il ne nous a pas reçus après qu’il nous ait donnés rendez-vous. »

Après cette déconvenue, il n’a pas baissé les bras, tentant par ailleurs d’obtenir un autre rendez-vous en vue de se faire pardonner par son “père”. « On m’a dit “choisissez une autre date, vous allez venir”. J’ai choisi une autre date. Son protocole m’a dit “on va vous appeler pour confirmation”. J’ai appelé jusqu’à ce jour, j’attends cette date », a-t-il précisé.

Quoi qu’il en soit, ce jeune membre du Bureau politique du PDCI-RDA indique qu’il doit son militantisme au fondateur du parti : « Je suis PDCI-RDA. Je le dois à Félix Houphouët-Boigny. »

Notons que KKB déclare n’avoir « jamais cru en l’alternance telle qu’envisagée » par le Président Bédié. Voilà pourquoi il soutient avoir « eu tort d’avoir vite eu raison ».

 

afrique-sur7.fr

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