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Abidjan: Le GPATE, réseau d’organisations de la société civile en tournée auprès des partis politiques.

Les discussions sur la réforme de la Commission électorale indépendante (Cei) s’ouvrent ce lundi 21 janvier 2019. C’est dans ce cadre le GPATE qui est un réseau d’organisations de la société civile a entrepris une tournée auprès des partis politiques.

Le GPATE a rencontré l’Eds, Lider et le Fpi. Et attend la confirmation du Pdci-Rdr et du Rdr. Ci-dessous l’intégration du communiqué qui a sanctionné cette tournée.

Communiqué de presse

Le Premier Ministre, lors du premier Conseil des Ministres du mercredi 09 janvier 2019, a invité les partis politiques de l’opposition à une rencontre le lundi 21 janvier 2019 sur la question de la réforme de la CEI.

Le GPATE, réseau d’organisations de la société civile, à l’avant-garde de cette réforme, a donc entamé une série de tournées auprès de plusieurs partis et groupements politiques.

L’objectif de cette tournée est de faire un plaidoyer auprès de ces partis et groupements politiques pour affirmer notre ‘’responsabilité historique commune’’ devant la réforme de la CEI.

Il s’agit, ensemble, d’améliorer la CEI actuelle dont le rôle est avéré dans les nombreuses et graves crises post-électorales que la Côte d’Ivoire a traversées, et surtout de mettre fin à cette spirale d’élections entachées de violences. Il s’agit, de créer un Organe de Gestion des Elections (OGE) Indépendant, Transparent et impartial. Donc, en définitive, un OGE crédible. La CEI, maillon essentiel de la gouvernance électorale, logée en amont du processus électoral, a une action primordiale/décisive dans l’intégrité et la sincérité du scrutin.

Aussi, au regard de sa responsabilité dans les différentes crises survenues dans notre pays, la cour africaine des droits de l’homme et des peuples, a-t-elle enjoint l’Etat de Côte d’Ivoire de la réformer pour la rendre conforme à ses engagements internationaux en matière de démocratie et de bonne gouvernance.

Après deux (2) ans de plaidoyer et d’implication de la société civile et politique, le Chef de l’état, à l’occasion de son adresse à la nation du 31 décembre 2018, a annoncé son intention de reformer la Commission Electorale Indépendante relativement à sa composition. C’est pourquoi, au moment où vont s’ouvrir les discussions, le GPATE, fait cette tournée pour exprimer à ses hôtes certaines de ses préoccupations.

D’abord, le Communiqué du gouvernement ne fixe ni le chronogramme des discussions, ni les participants, encore moins le mode opératoire des consultations et travaux. Ce qui fait que nous ne savons pas quand la société civile sera invitée et quelles organisations le seront réellement. Lors de cette tournée, nous avons appelé la vigilance des partis et groupements politiques sur ces questions de forme avant les discussions au fond.

Ensuite, le Chef de l’état ne parle que de la recomposition de la CEI. Sans préjuger des travaux, nous avons attiré l’attention des partis et groupements politiques visités sur la nécessité qu’ensemble l’on aille, au-delà, de la composition de la commission pour aborder d’autres questions telles que : (i) l’inscription sur la listes électorales, (ii) les Cartes Nationales d’Identités qui périment en 2019, (iii) le Code électoral, (iv) le découpage électoral basé sur la population ainsi que sur (v) l’indépendance financière, structurelle, institutionnelle, organique, hiérarchique qui sont tout aussi importantes.

Nous avons également abordé la question des pouvoirs de police des présidents des CEI locales en vue de juguler les violences électorales et surtout gérer plus efficacement la sécurité des élections.

Enfin, nous avons insisté sur quelques points qui nous paraissent important tels que : le découpage électoral, le convoyage des électeurs (art. 9 du code électoral) etc. Nous avons noté que le présent découpage électoral n’est pas équilibré d’une localité à une autre. On note par exemple qu’il y a des localités qui sont moins peuplées et qui paradoxalement ont plus de représentants à l’assemblée nationale. C’est un déséquilibre qu’il va falloir corriger pour respecter la proportionnalité dans la représentativité législative des populations. A côté de ce découpage électoral, il faut régler le problème du convoyage des électeurs et de la transhumance politique. Voici autant de questions qui sont à la base des violences électorales qui doivent être résolues à la faveur de cette réforme.

La côte d’Ivoire a tant souffert des violences électorales. Aujourd’hui, l’opportunité nous est donnée de mettre fin à ce cycle de crise qui a retardé le développement de notre pays. C’est pour cela que le GPATE pense que cette réforme est une opportunité et doit définitivement consacrer l’indépendance et l’impartialité de cette commission. Pour ce faire, le ‘’délit de responsabilité‘’ devrait frapper tous ceux qui y auront participé, si d’aventure il y avait encore des violences électorales.

Le GPATE a rencontré l’EDS, LIDER et le FPI

Lebabi.net

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