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Abidjan: Mandats d’arrêts contre Katinan, sa défense porte plainte contre le gouvernement

Me Josette Kadji-

Samedi 9 Juin 2018 -Excédé par les mandats d’arrêts émis contre lui par Abidjan, Justin Katinan  Koné a introduit trois plaintes auprès des organisations suivantes : La Commission des Droits de l’Homme à travers l’Unité des Procédures du Département des Plaintes et le Haut-Commissariat des Réfugiés de l’ONU à travers sa cellule de protection des réfugiés, a-t-on appris vendredi, auprès de sa défense  dirigée par Josette KADJI, Avocat au Barreau du Cameroun.

« Ces plaintes sont consécutives au harcèlement et autres formes de persécution dont est victime le Ministre Justin Katinan KONE de la part du gouvernement ivoirien depuis le 11 Avril 2011, alors qu’il vit en exil et bénéficie du statut de réfugié que lui a accordé le gouvernement  ghanéen », a-t-elle expliqué.

Selon l’avocat, de nombreux faits et actes, de nature à porter de graves préjudices à ses droits et à sa dignité humaine, ont été perpétrés durant plus de 7 ans par le gouvernement  ivoirien qui méprise le statut de réfugié du plaignant. Sous le couvert de procédures judiciaires, ouvertes aussi bien en Côte d’Ivoire qu’à l’étranger, le gouvernement  ivoirien exercerait de nombreuses persécutions contre Justin Katinan  KONE pour des raisons exclusivement politiques.

Elle rappelle que, par deux fois, la Justice ghanéenne a débouté le gouvernement  ivoirien dans deux procès en extradition intentés contre notre client.

D’abord le 30 Août 2013, à la suite d’un long procès en extradition entamé le 24 Août 2012, dans l’affaire dite de vol à main armée et détournement de deniers publics connu sous le nom de l’affaire de la BCEAO, la justice Ghanéenne a débouté le gouvernement  ivoirien, jugeant que les poursuites engagées contre notre client étaient motivées par des raisons purement politiques.

Bien avant cette décision, alors que la première procédure était encore pendante devant le Tribunal ghanéen qui connaissait de ladite affaire, le gouvernement  ivoirien ouvrit une autre procédure d’extradition devant un autre Tribunal Ghanéen, dans une supposée affaire de double meurtres qu’auraient commis, en association, le Ministre Justin Katinan  KONE et le Ministre Désiré Dallo. Las d’attendre la moindre preuve, qui pourrait soutenir une accusation aussi grave, le Président de ce deuxième Tribunal, ayant découvert la supercherie, a débouté le gouvernement  ivoirien dans cette autre requête en extradition.

« Il apparaît clairement que le gouvernement  ivoirien, mécontent de ses échecs répétés dans ses multiples tentatives de kidnapping et de procès contre notre client, continue, tout simplement par esprit de vengeance, d’émettre d’autres séries de mandats d’arrêts à son encontre. Le gouvernement  espère ainsi, par la pression qu’il met sur ses homologues de la CEDEAO, obtenir une extradition illégale et arbitraire du Ministre Justin Katinan  KONE. Le dernier mandat adressé au Bénin, au Togo ainsi qu’au Sénégal, pour une présumée complicité du plaignant dans une entreprise de déstabilisation, est la goutte d’eau qui fait déborder le vase », poursuit la Camerounaise.

La défense  dit avoir saisi les organisations et instances ci-dessus désignées pour qu’elles demandent au gouvernement  ivoirien de mettre fin à sa persécution politique contre son client.

« La Côte d’Ivoire a besoin d’une réconciliation. C’est le vœu que n’arrêtent d’exprimer le peuple ivoirien ainsi que tous les observateurs de la vie politique de la Côte d’Ivoire. Il est un devoir impérieux pour tous les Etats africains, notamment ceux de l’espace CEDEAO, d’aider le gouvernement  et le peuple ivoirien à aller résolument vers la réconciliation. Ce n’est assurément pas en lui expédiant les opposants qui ont trouvé refuge dans leurs pays que les gouvernements africains œuvreront pour la réconciliation et la paix en Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, nous allons informer, par courrier, tous les gouvernements qui ont reçu les innombrables mandats d’arrêts contre le Ministre Justin Katinan  KONE des différentes plaintes que nous avons posées contre le gouvernement  ivoirien, afin que ces gouvernements ne se rendent pas complices des opérations de persécution politiques contre ses opposants que mène celui-ci », a indiqué Me Josette Kadji.

koaci.com

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