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Abidjan-Présidentielles 2020: les arguments qui militent en faveur d’un troisieme mandat de Ouattara

Après avoir fait campagne pour le Oui à la nouvelle Constitution ivoirienne du 8 novembre 2016 marquant l’avènement de la troisième République, des voix se lèvent aujourd’hui pour porter des critiques à l’égard du probable troisième mandat du Président Ouattara. Portant une nouvelle Constitution est synonyme d’un nouveau départ et donc de possibilité pour le chef de l’Etat de prétendre à deux nouveaux mandats.

Ses deux mandats (2011-2020) passés, Alassane Ouattara peut prétendre à un troisième voire un quatrième mandat. Et cela, au détriment de ses pourfendeurs. En effet, la Constitution du 8 novembre 2016 l’autorise à rempiler.

Le vin est tiré. Il ne reste plus qu’à le déguster. Cette Constitution soutenue à hue et dia par les alliés du Pardi Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) ne visait qu’à maintenir Ouattara au pouvoir de l’Etat et à prendre ses distances vis-à-vis du bouillant dauphin Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale, susceptible de lui tenir la dragée haute. La Constitution adoptée, le Président peut briguer deux nouveaux mandats car la loi n’est pas rétroactive. Par ailleurs, ce coup d’Etat constitutionnel a été si bien élaboré que la limite d’âge a été supprimée de même que le bilan de santé du candidat. Rien n’empêche le président de la République de conduire les destinées de sa formation politique.

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Sa majesté Nanan Amon Tanoé Désiré, roi des Nzima et président du Directoire de la Chambre des Rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire avait même vendu la mèche en se disant favorable à un troisième mandat du Président Ouattara, mercredi 8 juin 2016, aux termes d’une rencontre. Le conditionnement des esprits se poursuit aujourd’hui avec les sorties musclées des laudateurs de Ouattara qui ne cessent de préparer le terrain avant l’annonce officielle par le Président lui-même. Il n’empêche que cela témoignerait d’un non-respect de la parole donnée de Ouattara.

« En homme d’honneur, le Président Ouattara a décidé, à travers la Constitution de la 3ème République, que le mandat du Président ne doit pas dépasser 10 ans. Il a décidé de s’appliquer à lui-même cette disposition. Après ses deux mandats, il quittera la gestion des affaires publiques », indiquait subtilement le Ministre Ibrahim Cissé Bacongo dans le Patriote du 23 Août 2017. Bref, le vin est tiré. Il ne reste plus qu’à le déguster.

Imatin

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