07212017Headline:

Abidjan-Retour des gares communales : Les policiers à la place des syndicats?

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Abidjan-Retour des gares communales : Les policiers à la place des syndicats?
Depuis le mois de mai, le maire de la commune de Cocody, N’Gouan Aka Mathias, a décidé qu’il fallait supprimer les gares communales, chasse gardée des syndicats. C’est après une période d’essai de trois mois qu’il prendra sa décision définitive pour savoir si oui ou non les gares doivent exister, ainsi que les syndicats. Depuis lors, même si officiellement ils ne doivent plus avoir de gare en tant que tel, les conducteurs des véhicules appelés ‘’wôrô wôrô’’ s’arrangent à relier les quartiers en passant par les anciennes gares. Les syndicats moins puissants qu’auparavant essaient de s’entendre avec eux pour ne pas sortir perdants. C’est toujours bon d’avoir quelques espèces sonnantes et trébuchantes. Si les syndicats ne peuvent plus faire les encaissements comme avant, ce n’est pas le cas des policiers qui rodent aux alentours des gares pour empêcher les véhicules de stationner. En effet, «L’Eléphant» a pu constater que dans certaines gares comme celles de la palmeraie située à Angré et celle du carrefour de la vie, les policiers, aux côtés des chauffeurs, ne sont pas seulement là pour éviter le retour des gares. Chacun des conducteurs qui souhaiterait faire un chargement pour une destination donnée, doit remettre la somme de mille francs (1000) au chef pour avoir le loisir de rouler autant de fois qu’il le voudrait. «Eux (les policiers) nous arrangent plus que les syndicats. Tu donnes une seule fois, et tu peux charger tant que tu veux», explique le chauffeur de ‘’wôrô wôrô’’ à qui «L’Eléphant» a demandé ce qu’il pensait de cette manière de faire. Le calcul est vite fait! Au lieu de payer cent francs à chaque chargement et se retrouver à plus de mille francs au soir, les chauffeurs préfèrent la facilité que leur offrent les forces de l’ordre. Leur mode d’action, ils stationnent leur véhicule de service à quelques mètres des gares et l’un d’eux qui se trouve non loin des taxis communaux demande aux conducteurs de se diriger vers le chef installé confortablement dans leur véhicule de service. Un racket déguisé, en somme! Ce que font les chauffeurs, sans hésiter. Ainsi chaque partie sort gagnante. Les policiers trouvent un moyen de se faire du sou, et les taxis peuvent rouler en toute tranquillité. Avis au maire de Cocody qui ignore certainement ce qui se passe sur les routes de sa commune, auquel cas il aurait déjà vigoureusement réagi!

M.A

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