05222018Headline:

Abidjan: Solidarité scolaire et estudiantine, les anciens de la FESCI pour une structure d’aide mutuelle.

Abidjantv.net –  Mardi 17 avril 2018 – Martial Ahipeaud, Blé Guirao, Eugène Djué, Jean Yves Dibopieu, Konaté Navigué. Tous, ils étaient pour la plupart là. Ces anciens responsables de la fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) avec près plus d’une centaine d’autres responsables et militants. Comme annoncés, ils se sont rencontrés ce dimanche de l’après-midi du 15 avril 2018 à la bibliothèque nationale d’Abidjan Plateau.

Malgré l’information sur le lieu de la rencontre donnée tardivement (pour cause de salles indisponibles), la mobilisation a été assez considérable. Aux premières vues, ce sont des accolades et chaudes empoignades qui petit à petit surchauffaient la salle. Tant d’années s’étant écoulées sans la moindre trace d’un ancien camarade de ‘’lutte’’ !

Le sujet à l’ordre du jour, l’adoption d’un plan d’action visant la mise sur pied d’une structure d’aide ou de solidarité entre les anciens dont la situation sociale présente un sombre tableau pour certains.

Cette rencontre la première du genre, a été l’occasion pour les anciens fescistes de transcender tous les clivages politiques, ethniques, régionalistes, partisans et religieux. Car tous étaient là, à commencer par ceux de la génération 90. Les absents ont été également salués et honorés : Guillaume Soro, Charles Blé Goudé et Soul To Soul. Une libération des deux derniers a d’ailleurs été proposée par l’un des membres, en la personne de Droh  Diomandé. En effet, ‘’comme proposition concrète’’, le héros victime de la violence policière sous Marcel Dibonan Koné (ancien ministre de la sécurité en 1999) n’a pas failli à un devoir qu’il a jugé opportun de rappeler :

En effet, déclaré pour mort (ce qui a valu des troubles dans la capitale économique), le ‘’ressuscité’’ a souhaité la mise en liberté des ‘’camarades Blé Goudé et Soul To Soul’’.
Présent à la rencontre, certains anciens responsables ont mis l’accent sur les textes notamment le statut et le règlement intérieur qui régiront la vie de la structure. Pour le premier secrétaire général de la FESCI(1990), Martial Ahipeaud, « ce qui nous réunit ici est comment faire pour que, lorsqu’une situation particulière survient à l’un d’entre nous, le groupe (la future structure) vienne en soutien à ce dernier ! » Ajoutant qu’ « il est question bien sûr de réflexions. Il est important que nous respections les procédures » qui selon lui, éviteront plus tard une éventuelle contestation.
Pour Blé Guirao, la naissance de ladite structure doit obéir à une certaine démarche aussi lente soit elle : « au-delà de l’aspect politique, on est d’abord fescistes. Nous faisons de petits pas qui deviendront de grands pas demain. » Cependant, l’ancien responsable a déploré l’intrusion des politiques qui à chacune des réunions des anciens fescistes, des explications fusent de partout.
Il insista sur ces agissements des autorités afin qu’une solution soit trouvée. Un appel donc lancé aux décideurs car estime-t-il, le temps est révolu et « qu’il s’agit de retrouvailles entre fils de la Nation. » En effet, l’un des meilleurs souvenirs étant celui des années lycée et universitaire. Intervenant, l’une des responsables(1992) en la personne de Chantal, a mis l’accent sur la solidarité et l’intérêt général qui doivent guider la future association: « Soyons prêts à agir non seulement dans le sens de la solidarité pour laquelle nous sommes là, mais surtout écrire les mémoires de la Côte d’Ivoire par la FESCI  avec des hommes et des femmes de valeur qui ne courent ni après l’argent, ni après les marchandages. »

Respectant à la lettre, le temps de location de la salle, la rencontre pris fin exactement à l’heure prévue. Avec l’espoir d’une prochaine rencontre pour l’élaboration des textes qui devront animer la future structure. La rencontre se termina par une prière demandant à Dieu de soutenir les anciens fescistes dans la construction d’une « nation, une société, un système de vie, d’amitié, d’amour et de paix. » Dieu intervenant dans les futures activités, prière lui a été demandée afin qu’ « il ordonne, instruise, guide et illumine le travail qui vient de commencer pour que chacun se dépouille de son orgueil et que le mentor de l’humilité soit porté par chacun!»

Née le 21 avril 1990 et conduite par son premier secrétaire général Martial Ahipeaud, la FESCI  réclamait en son temps , certains droits qui ne lui étaient pas reconnus sous le régime de l’époque.

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