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Accusé par le ministre lors du procès de Séka Séka, Sidiki Bakaba sort de son silence et crache ses verités

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Exclusivité / Assassinat des gardes de corps du ministre Joël N’guessan: Accusé, Sidiki Bakaba parle

Accusé par le ministre Joël N’guessan lors du procès de Séka Séka, Sidiki Bakaba a décidé de réagir. l’ancien Directeur Général du Palais de la culture nie tout en bloc.

Lors du procès de Séka Séka, le ministre Joël N’guessan a révélé ceci:

« J’ai décliné mon identité et ils nous ont intimé l’ordre de nous coucher. Séka Séka s’est approché de nous et l’un de mes gardes du corps qui l’avait identifié, nous  a fait comprendre le danger que nous courrons. Je me suis alors présenté comme étant l’oncle de Stéphane Kipré (gendre du couple Gbagbo, ndlr), C’est à ce moment qu’un coup de feu est parti tuant Touré Yacouba. Un peu plus tard j’ai entendu successivement trois autres coups de feu tuant les trois autres personnes avec qui j’étais. Je n’ai pas l’identité de ceux qui ont abattu mes trois gardes mais je peux dire que c’est Séka Yapo Anselme qui a tué mon chauffeur avant de me badigeonner avec le sang de ce dernier en me menaçant. Il m’a dit ceci: toi tu soutiens Alassane Ouattara et ton neveu soutient Gbagbo, allons, tu verras. Après cet acte, le cinéaste Sidiki Bakaba est descendu d’une voiture, il a filmé les corps sans vie de mes compagnons et a lancé: wahou! Belle patate. Il m’a menacé avec un pistolet en demandant au commandant Séka Séka de m’abattre car je venais d’être témoin de leurs actes. Il m’a menacé de me faire la peau si jamais je révélais ce qui venait de se passer. C’est sur insistance de Stéphane Kipré, présent sur le théâtre des opérations, que Sidiki Bakaba a mis fin à ses menaces.”

Face à ces propos, Sidiki Bakaba, actuellement en France, a été contacté pour avoir plus d’éclaircissement sur cette affaire. Voici sa réaction:

 

“Le ministre Joël N’guessan m’accuse de l’avoir menacé de mort avec un pistolet et d’avoir filmé une scène de tuerie. Joël N’guessan confond la réalité avec un scénario de très mauvais goût. (…) Qu’il cherche et montre les images où je l’ai menacé avec un pistolet, puisqu’il prétend que je l’ai filmé et que je lui ai mis un pistolet sur la tempe puisque ma caméra a certainement été retrouvée à la résidence présidentielle au matin du 11 avril 2011 où je gisais dans le coma”, se défend l’ancien Directeur Général du palais de la culture.
« Il essaie de détruire mon nom. Il devrait pourtant savoir que je suis un artiste qui a fait la guerre à la guerre pendant dix ans en Côte d’Ivoire en commençant par la première caravane de la paix de la société civile en novembre 2002. Je n’ai pas d’autre arme que mon art et ma caméra. Et pour cela, je l’ai payé de mon sang et de mes biens, pour que plus jamais les Ivoiriens ne prennent les armes pour détruire notre Patrie », a poursuivi le proche de Laurent Gbagbo.

Malgré ses accusations qu’il nie tout en bloc, le cinéaste réaffirme sa volonté d’une Côte d’Ivoire en paix.

« Je ne suis pas en exil en France, j’ai plutôt été un rapatrié sanitaire en France par Mondial assistance avec l’accord du gouvernement le 22 avril 2011. Je suis attaché à la réconciliation nationale, raison pour laquelle j’ai accepté en mai 2014 d’accompagner la délégation officielle de la Côte d’Ivoire au festival de Cannes, à la demande du chef de l’Etat, Alassane Ouattara. Je reste un homme de paix n’en déplaise à ceux qui cherchent (…) à me criminaliser, ceux qui font obstacle par leurs propos, à la réconciliation nationale », a conclu Sidiki Bakaba.
K.O.

SourceIm

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