10202017Headline:

Accusé par Ouattara de jeter les jeunes dans les rues/ Banny :crache ses verités à Ouattara

banny et ado

Accusé par Alassane Ouattara de jeter les jeunes dans les rues/ Banny : « C’est un langage militant et non celui d’un chef d’État »

La Cnc exige toujours un dialogue avec le pouvoir)

Il faut croire qu’au sein de la Coalition nationale pour le changement (Cnc), les déclarations du président de la République ne passent pas inaperçues.

Alors qu’il se prononçait, le jeudi 17 septembre 2015, à sa résidence à la Riviera-Beverly, sur les marches de la jeunesse de la Coalition nationale de la jeunesse pour le changement (Cnjc), Charles Konan Banny, le président de la Cnc, a subrepticement répondu au président Ouattara.

Le chef de l’État, on s’en souvient, avait accusé l’opposition de jeter les jeunes en pâture, alors que les responsables se terraient chez eux. « Ce langage est un langage militant et non celui d’un chef d’État », a conçu l’ex-Premier ministre. Relativement aux marches organisées par la Cnjc, Charles Konan Banny a condamné, selon lui, la répression qui en a résulté. « La Cnc condamne avec énergie l’utilisation disproportionnée de la force par les services de maintien de l’ordre lors de ces manifestations pacifiques. Dans cette période préélectorale, la Cnc observe avec regret et grande inquiétude, que le régime en place tente d’embrigader certaines communautés pour les instrumentaliser et les opposer à d’autres communautés », a-t-il dénoncé, avant de regretter le « lourd bilan » de ces manifestations. « Le bilan provisoire de cette répression, après deux jours de manifestations, est très lourd : deux morts dont Djédjé Dolou Etienne, égorgé à Logouata, village de la sous-préfecture de Bayota ; cinquante deux (52) blessés dont une vingtaine de cas graves à Bonoua, Sikensi, Gagnoa et Abidjan ; une vingtaine d’arrestations dont celle de Samba David, président de la Coalition des indignés de Côte d’Ivoire (Cici), membre de la Conférence des présidents et des candidats déclarés de la Cnc ; treize (13) maisons incendiées à Logouata », a énuméré Banny.

Naturellement, Charles Konan Banny, candidat à la présidentielle d’octobre prochain, a évoqué ces joutes électorales et a réitéré les conditions de la Cnc, pour que l’élection se déroule sans anicroche. « Au nom de la paix et de l’esprit de dialogue, la Cnc demande la libération sans condition de tous les détenus, en particulier de Samba David, l’ouverture sans délai par le chef de l’État d’un dialogue inclusif, en vue d’une élection présidentielle transparente et apaisée, en rappelant les points qui doivent absolument faire l’objet d’un consensus préalable, à savoir : la mise en place d’une Commission électorale équilibrée et réellement indépendante ; l’adoption d’un Code électoral consensuel ; l’établissement d’une liste électorale consensuelle et acceptée de tous, conforme au Code électoral et au Code de la nationalité ; le respect de la liberté d’opinion et d’expression, ainsi que l’accès équitable de tous les partis aux médias d’État, surtout pendant la période précédant l’ouverture de la campagne; le désarmement effectif de toutes les milices, y compris les dozos, et l’encasernement des Frci », a déclaré Banny.

Bien avant, le président de la Cnc avait reçu en audience une délégation conjointe de la Communauté des États de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) et de l’Union africaine (Ua), conduite par Joséphine Charlotte Mayuma-Kala. « Nous sortons rassurés de cette rencontre », a dit Mme Mayume-Kala, au terme de l’entretien.

Serge YAVO

linfodrome.com

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