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Affaire 11 Septembre: quand les Talibans et Al-Qaïda faisaient douter les USA vingt ans en arrière

394261 112: A fiery blasts rocks the World Trade Center after being hit by two planes September 11, 2001 in New York City. Spencer Platt/Getty Images/AFP (Photo by SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)

Les commémorations des attentats du 11 septembre 2001 ne trouvent pas d’écho au sein de la population afghane, replongée vingt ans en arrière avec un pouvoir taliban à nouveau en place.

Les vingt ans d’intervention américaine en Afghanistan ont coûté plus de 2 300 milliards de dollars aux États-Unis. Elles ont créé des opportunités pour certains, mais aussi creusé les écarts et les fossés culturels dans une grande partie du pays. Vingt ans plus tard, les Afghans regardent les États-Unis avec amertume et déception pour certains et avec défiance et hauteur pour d’autres.

« On est dans la même situation qu’il y a 20 ans. À cette époque, j’étais enfant, mais je m’en souviens encore », confie Ali depuis une chambre qu’il occupe avec sa famille chez des proches où il se cache dans le sud du pays. Depuis la victoire des talibans, cet enseignant d’anglais et traducteur craint pour sa vie. Selon lui, les liens entre al-Qaïda, responsable des attentats du 11-Septembre, et les talibans sont trop forts pour être rompus.

2001, un tournant pour la vie des femmes afghanes
À Kaboul, Rabia vit aussi dans la terreur. Elle a quitté son travail de journaliste : « La plupart de mon temps, je le passe dans le stress, la peur et la contrainte. » Le 11-Septembre, à l’origine de l’intervention des États-Unis à la tête d’une coalition internationale, a changé le cours de la vie des femmes afghanes, selon Rabia. « Ces vingt dernières années ont été comme un rêve malgré toutes les difficultés. »

Rabia pense notamment à l’accès à l’éducation pour les femmes facilitée dans les zones urbaines, l’accès à l’emploi, à la participation au gouvernement, à une justice certes lente et laborieuse, mais offrant plus de droits.

Rahima Rezae, ancienne juge à la tête du tribunal des affaires familiales, est en exil en Europe depuis la chute du gouvernement afghan d’Ashraf Ghani. Elle raconte ne pas avoir pensé en 2001, en découvrant les images des attaques du 11 septembre, que son pays basculerait dans une nouvelle ère. Une ère révolue vingt ans plus tard, pour laisser place à ceux qui avaient été chassés du pouvoir.

Melv le Sage

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