01202017Headline:

Affaire « si le Fpi vient au pouvoir, on retourne en exil»/ Koné Boubakar crache ses verités à Amadou Soumahoro

Amadou Soumahoro

Affaire « si le Fpi vient au pouvoir, on retourne en exil»/ Koné Boubakar à Amadou Soumahoro : « Nous ne sommes pas comme vous »

Réplique pour le moins cinglante du Front populaire ivoirien (Fpi-camp Sangaré Abou Drahamane) aux propos d’Amadou Soumahoro, secrétaire général par intérim du Rassemblement des Républicains (Rdr).

Au cours d’une conférence de presse qu’il a tenue, jeudi 7 juillet 2016, à la Maison du Parti démocratique de Côte d’Ivoire ( Pdci-Rda), à Cocody, Amadou Soumahoro, a mis en garde contre le retour du Fpi au pouvoir. « Est-ce que vous connaissez le Fpi ? Si vous mettez le Fpi au pouvoir, la première victime, ce sera vous… Ne perdons plus ce pouvoir. Car, si on perd ce pouvoir, nous retournerons en exil avec nos femmes, nos enfants et petits-enfants… Si par mégarde, le Fpi revient au pouvoir, c’en est fini pour la pensée houphouetiste. Je préfère les palabres au pouvoir que les palabres en exil », a déclaré, de façon sibylline, le président du directoire du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (Rhdp).

Koné Boubakar, Secrétaire général adjoint et Porte-parole du Fpi-clan Sangaré Abou Drahamne, s’est dit « estomaqué » par de tels propos avant d’exprimer « sa pitié » pour son auteur. « Ces propos d’Amadou Soumahoro m’inspirent de la pitié. J’ai pitié de ces gens du Rdr. Le Fpi était au pouvoir ici et ils avaient leurs bagages, femmes et enfants à côté d’eux, tranquillement, sans être inquiétés, dans leurs belles villas. Le Fpi les a appelés à partager l’exercice du pouvoir… Donc, ils ne peuvent pas dire qu’ils ne savent pas comment le Fpi gouverne », a d’abord pesté Koné Boubakar quand nous l’avons contacté par téléphone, vendredi 8 juillet 2016. Puis d’enfoncer le clou : « Nous ne sommes pas comme eux… Le Fpi est différent du Rdr en ce sens que le Fpi est respectueux de la loi fondamentale. La loi fondamentale de ce pays interdit la contrainte pour tout citoyen, d’être en exil. Nous, on ne peut pas contraindre des citoyens à l’exil, puisque nous sommes respectueux de la Constitution, contrairement à eux. Nous ne sommes pas comme eux ». L’ancien directeur du protocole d’État estime que le retour du Fpi au pouvoir relève de la volonté du peuple souverain de Côte d’Ivoire et non de celle du Rdr.

11.000 ressortissants ivoiriens sont réfugiés au Ghana, Liberia et Togo, en majorité, des proches de Laurent Gbagbo, l’ancien chef de l’État, détenu à la Cour pénale internationale (Cpi). Koné Boubakar donne l’assurance aux dirigeants du parti présidentiel, de ce qu’ils peuvent dormir sur leurs deux oreilles, si le Fpi revenait au pouvoir demain. « Qu’ils soient rassurés, parce que le Fpi n’a pas changé. Et, ce n’est pas parce qu’eux, ils sont comme ils sont, que le Fpi va changer », a poursuivi cet enseignant d’université…. « Ça m’inspire de la pitié, de tels propos. Ils n’ont pas les moyens de nous empêcher de revenir au pouvoir. Ils n’ont pas le pouvoir de cette deuxième phase. Ils n’ont pas les moyens de gérer l’avenir du Fpi. Le Fpi a un contrat avec le peuple de Côte d’Ivoire. Le moment venu, le peuple se prononcera. Ce n’est pas leur avis qui compte… Si le peuple nous appelle, nous reviendrons au pouvoir. Nous ne sommes pas comme eux. C’est pourquoi, nous ne sommes pas ensemble. Nous ne sommes pas de la même nature », a-t-il clos son intervention.

Armand B. DEPEYLA

linfodrome.

Comments

comments

What Next?

Recent Articles

Leave a Reply

Submit Comment