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Affaire « Soro à la vice-présidence du RDR » : Et si c’était vraiment un piège?

Les 09 et 10 septembre 2017, le Rassemblement des Républicains (RDR) a organisé son 3èmeCongrès qui a conduit au renouvellement des organes dirigeants du parti.

 

Ce fut l’occasion, pour le Chef de l’Etat Alassane Ouattara, président d’honneur du parti présidentiel de désigner la  Grande Chancelière Mme Henriette Dagri Diabaté, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly et la ministre Kandia Kamissoko Camara, respectivement aux postes de présidente, vice-président et secrétaire générale du RDR. Convié en qualité d’invité à ces assises, Guillaume Soro  avait ‘’boycotté’’ la rencontre qui s’est tenue, faut-il le rappeler, alors que les relations entre le parti et Bogota étaient plutôt tendues, pour  ne pas dire plus.

Et depuis, elles ne se sont pas vraiment améliorées même si l’on note un ‘’ersatz’’ d’accalmie. C’est dans cette atmosphère que l’on apprend que le président de l’Assemblée nationale a été pressenti pour occuper l’un des vingt (20) postes de vice-présidents que nommera la nouvelle direction du parti. Trop peu, trop tard, pourrait-on dire. En effet, qu’est-ce qui a empêché le président Alassane Ouattara de nommer Guillaume Soro  au moment où il désignait Amadou Gon, Dagri Diabaté et Kandia Camara ? Il est vrai que le PAN n’est pas connu pour être au rang des membres fondateurs du RDR, mais ce qu’il a apporté à ce parti  pour la conquête du pouvoir  ne plaide-t-il pas en sa faveur ? Au surplus, en terme de préséance, n’est-il pas le  mieux placé en sa qualité de président de l’Assemblée nationale  pour être coopté à un éminent poste de responsabilité en même temps que les sus-nommés? Pourquoi donc le traiter comme ‘’monsieur tout le monde’’ ?

–         Ce  que Guillaume Soro a apporté au Rdr  pour la conquête du pouvoir ne plaide-t-il pas en sa faveur ?

Il est une autre question qui mériterait qu’il réfléchisse à deux fois avant d’accepter l’offre de la nouvelle direction. C’est la question du ‘’contentieux’’ avec le RDR dont de nombreux responsables semblent avoir engagé une ‘’croisade’’ contre lui. Il n’a échappé à personne que ce problème n’a pas encore été réglé. Comment,  dans ces conditions,  Guillaume Soro peut-il être nommé à un poste de vice-président ?

On peut, dès lors,  s’interroger sur la pertinence de cette nomination qui pourrait, in fine, se transformer en ‘’piège’’. Puisque l’intéressé serait alors,  pieds et poings liés, soumis à la fameuse ‘’discipline’’ du parti qui en ferait un ‘’pantin’’  ‘’taillable et corvéable à merci’’. Conséquence immédiate, il devrait dire ‘’adieu’’ à toute ambition présidentielle. Or, c’est un secret de Polichinelle, Guillaume Soro ‘’se rase chaque matin en pensant à la magistrature suprême’’.  Que deviendra  cette ambition,  somme toute légitime,  une fois qu’il aura été nommé vice-président et qu’il devra ‘’cautionner’’ le choix du parti à la présidentielle prochaine ? Surtout qu’il n’est point besoin d’être un devin pour soutenir  que Soro  ne sera pas le candidat du RDR en 2020, ni à aucune autre échéance.

A l’évidence, la vice-présidence  sera comme une ‘’camisole de force’’ pour lui, puisqu’il lui sera alors difficile voire impossible de se déterminer et d’assumer son destin. Il sera ‘’phagocyté’’ par le parti et ne pourra  plus rien faire ou tenter sans l’assentiment de la direction. Du coup, il aura ‘’posé un lapin’’ à ses partisans, ces hommes et ces femmes, mais aussi ces jeunes de tous les milieux qui se reconnaissent en lui et dont il porte l’espoir d’une aube nouvelle. Assurément, il aura alors trahi leur confiance.

Et à quel prix ? Car, il ne fait pas de doute que la désignation de Guillaume Soro  en tant que vice-président du RDR procède moins de la volonté de la direction de promouvoir l’intéressé que de le ‘’museler’’ et de le ‘’tenir en laisse’’ en le contraignant à  rentrer dans les rangs. Il s’agit de le ‘’circonvenir’’ pour l’empêcher de ‘’contrarier’’  certains plans qui visent à l’éloigner de la présidence de la République, une ambition que lui dénie une certaine opinion encline à le diaboliser. En pure perte.

Pour autant, il a encore toutes les cartes en mains et devrait savoir mieux que quiconque où sont ses intérêts. Il lui revient donc, en dernier ressort, de voir l’attitude à adopter face à la situation.

 

ageneraledepresse.net

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