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Allemagne : des réfugiés afghans et syriens délogés pour laisser la place aux Ukrainiens

03 March 2022, Berlin: Refugees carry their suitcases on their heads while walking into the arrival center Reinickendorf. More and more refugees are arriving from Ukraine. The capacities are no longer sufficient. Photo: Annette Riedl/dpa (Photo by Annette Riedl / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP)

Les autorités allemandes ont déplacé à plusieurs reprises des demandeurs d’asile afghans et syriens pour accueillir des Ukrainiens. Une méthode dénoncée par les associations d’aide aux migrants, dont la presse d’outre-Rhin se fait l’écho.
Réservé aux abonnés Publié aujourd’hui à 17h43 Lecture 2 min.
Des réfugiés ukrainiens arrivent au centre d’hébergement berlinois de Reinickendorf, en Allemagne, le 3 mars 2022.Des réfugiés ukrainiens arrivent au centre d’hébergement berlinois de Reinickendorf, en Allemagne, le 3 mars 2022. PHOTO ANNETTE RIEDL / DPA PICTURE-ALLIANCE VIA AFP
Mahmoud Nuri a d’abord été surpris, le 11 mars, lorsqu’il a vu arriver plusieurs bus devant le centre d’hébergement d’Ibbenbüren, dans le nord-ouest de l’Allemagne. Ce demandeur d’asile afghan, dont la Zeit relaie le récit sous un nom d’emprunt, ne s’attendait pas à être expulsé de la structure où il vivait depuis son arrivée dans le pays, en 2021.

“Nous allons vous emmener dans un autre lieu d’hébergement”, a crié une femme dans un mégaphone, à l’attention d’environ 300 personnes habitant sur place. Mahmoud et sa famille ont eu seulement deux heures pour emballer leurs affaires, avant d’être envoyés à 50 kilomètres de là, dans la ville de Münster. Il habite désormais dans une chambre de 15 m2, qu’il partage avec ses parents et ses cinq frères et sœurs.

Les demandeurs d’asile d’Ibbenbüren ne sont pas les seuls à avoir été déplacés vers des endroits moins confortables, à l’arrivée des réfugiés ukrainiens. Dans le centre du quartier berlinois de Reinickendorf, environ 200 personnes − principalement des Syriens et des Afghans − ont subi le même sort début mars, selon le Spiegel. Certains ont été relogés à l’autre bout de la ville, à Mariendorf. “Ils avaient au mieux 48 heures pour déménager, mais dans la plupart des cas […] on leur a laissé seulement 24 heures.” Plusieurs réfugiés affirment n’avoir reçu aucune aide pour se rendre dans

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