06252018Headline:

André Silver Konan « prédit »: «2020, Ouattara imposera Duncan comme président et Gon Coulibaly comme vice-président…

A mon avis (et je peux me tromper), Alassane Ouattara parviendra à imposer son ticket à la présidentielle de 2020 (Daniel Kablan Duncan, pour le PDCI, comme tête de liste et Amadou Gon Coulibaly, pour le RDR, comme vice-président) aussi bien à Bédié, qu’à tous les candidats potentiels au sein des deux partis, à l’exception de Guillaume Soro, à qui il sera proposé de rester à son garage de l’Assemblée nationale. Je pense même que Ouattara réussira à imposer au PDCI, un Premier ministre issu du RDR. Rappelez-vous, cet homme réussit toujours à atteindre ses objectifs. Cependant, et je le répète, si le gouvernement ne change pas de cap social, les candidats du futur parti unifié qui pourrait s’appeler PDCI-RDR, auront du mal à se faire élire, pour deux raisons. Première raison : Guillaume Soro sera sans doute candidat (il a tout intérêt, je le développerai ultérieurement). S’il se trouve un(e) bon(ne) colistier(ère) venant du sud, issu(e) du PDCI ou dans le camp Gbagbo ; il est sûr qu’il mélangera tous les calculs des candidats de la coalition au pouvoir. Surtout qu’il semble que Albert Toikeusse Mabri de l’UPDCI et Gnamien Konan de l’UPCI, qui font l’objet d’un mépris souverain des deux Grands du RHDP, s’allieraient davantage à un candidat qui ne les a pas méprisés, plutôt qu’à celui qui représenterait à leurs yeux, le symbole de ce mépris. Deuxième raison : la sanction de la continuité. Je répète : si le gouvernement ne change pas de ligne sociale, économique et politique (lutte contre la corruption, l’impunité et le laisser-aller, mauvaise répartition des fruits de la croissance, réconciliation et meilleure respect des équilibres géopolitiques, etc.), l’électeur préférera un candidat de la rupture, plutôt qu’un candidat de la continuité. Dernière chose : l’alternance ne sera possible que dans l’hypothèse où le FPI est unit. La division des pro-Gbagbo est bête (je pèse bien mes mots), en ce sens que ce qui les divise est plus petit que ce qui a divisé hier, Bédié et Ouattara, et pourtant, ces derniers se sont réconciliés et n’hésitent pas aujourd’hui, à mettre de côté leurs égos personnels, au profit de leurs intérêts personnels. Je pense qu’une liste unique du FPI portée par Aboudramane Sangaré (qui a la légitimité sans avoir la légalité), avec comme colistier Pascal Affi N’Guessan (qui a la légalité et la meilleure posture présidentielle, sans pouvoir amener avec lui, le gros du contingent des militants de base) mélangerait tous les calculs et rendrait cette future présidentielle intéressante, tout comme elle renforcerait davantage notre démocratie. Il est quand même surprenant que tous ces « professeurs » qui ont flirté avec le pouvoir, pendant onze ans, ne comprennent pas une vérité aussi enfantine…
d’André Silver Konan

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