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Année 2014: Les Bons points d’ Alassane Ouattara

ado campagne

[31-12-2014. 14h00] Nombreux sont les Ivoiriens qui ont émis à un moment donné des doutes sur l’avancement jusqu’à la finition de l’ouvrage. Mais, le pont est aujourd’hui une réalité. Réalisé par le groupe Bouygues, cet ouvrage est long de 6,7 km de voie routière.

Rétro 2014: Alassane Ouattara fait renaître les infrastructures en Côte d’Ivoire

« Mon ambition est de mettre à la disposition de mes compatriotes des services publics de qualité. Je veux procurer des emplois à tous les jeunes et leur permettre de vivre de revenus suffisamment stables et rémunérateurs. La cérémonie marque le départ d’une série de grands projets tels que prévus dans mon programme de gouvernement, à savoir l’autoroute Abidjan-Bassam, le pont de la Marahoué, le pont de Jacqueville, les travaux de voirie à Abidjan et à l’intérieur du pays. Le pont Henri Konan Bédié en est la toute première illustration ». Ces propos, le Président de la République Alassane Ouattara les a prononcés lors du lancement des travaux du pont Henri Konan Bédié, le 7 septembre 2011, à la Riviera, non loin de la résidence de Mme Thérèse Houphouët-Boigny.

Nombreux sont les Ivoiriens qui ont émis à un moment donné des doutes sur l’avancement jusqu’à la finition de l’ouvrage. Mais, le pont est aujourd’hui une réalité. Réalisé par le groupe Bouygues, cet ouvrage est long de 6,7 km de voie routière. 2,7 km deux fois deux voies  à la section nord, 1,5 km de deux fois trois voies plus une digue de 400m avec 21 postes de péage pour le pont et à la section sud deux fois trois voies de 2km ajouté à un échangeur sur le boulevard Valéry Giscard d’Estaing.

Face au calvaire des Abidjanais, confrontés aux embouteillages indescriptibles, ce pont vient à point nommé pour fluidifier la circulation en améliorant les conditions de déplacement des Ivoiriens.

Outre le pont Henri Konan Bédié, le gouvernement a lancé de vastes travaux d’envergure: la construction du pont de Bouaflé, celui de Jacqueville, le nouveau pont de Béoumi, le bitumage, le reprofilage et la réhabilitation des routes. L’autoroute Abidjan-Lagos, autoroute Abidjan-Ouagadougou, la réhabilitation de la route de l’Est, la route Abidjan-Anyama, le bitumage de l’axe Bouna-Doropo, l’aménagement des voiries urbaines, etc.

Le gouvernement s’est également engagé à “faire un rattrapage important en améliorant substantiellement l’accessibilité à l’eau potable et à l’assainissement tant en milieu urbain qu’en milieu rural” qui devait passer à 61% en 2012 à 82% en 2015. Ce, à travers le Plan national de développement (Pnd 2012-2015). C’est la commune de Yopougon (la station d’eau de Niangon 2, située à la zone industrielle-Micao) qui entame l’inauguration du premier projet, sur un total de 12 projets majeurs d’approvisionnement en eau potable en voie de réalisation dans la ville d’Abidjan. Dans cette grande commune, où le déficit en eau potable était à  53000m3/jour, le problème d’eau a été résolu à 80%. Il a coûté 15 milliards de Fcfa (7,9 milliards financés par la Banque islamique de développement, 3,1 milliards Fcfa par le Fonds de l’Opep, 1,7 milliards par l’Etat de Côte d’Ivoire et 2,3 milliards par le Contrat de désendettement et de développement).

Aussi, pour les autres projets de production d’eau, un investissement de 165 milliards Fcfa est prévu: pour le programme d’urgence d’Abidjan dans les quartiers de Yopougon Maroc, Cocody, Abatta et Bingerville, avec 24 000 m3 supplémentaires ;Le projet Songon, devant desservir les zones de Songon, Yopougon, Abobo et Anyama, avec une production de 43000m3/jour. Le projet Badea Nord Est, pour les quartiers de Cocody, Riviera, la Palmeraie, Bingerville, Djorobité, Bessikoi, avec 22 000 m3/jour ;Le projet Bonoua 1, qui va desservir toutes les populations de la zone sud d’Abidjan et de Petit Bassam, avec 80 000 m3/jour ;Les projets d’approvisionnement en eau potable d’Anyama, Akandje et Bimbresso, pour une capacité totale de 26 000 m3/jouLe projet de Saint-Viateur, pour la Riviera et Saint-Viateur, avec 16000 m3/j ; La construction d’un château d’eau à N’Dotré, la fourniture de groupes électrogènes et le renforcement du réseau de distribution.

Le gouvernement a aussi prévu la prise en compte des personnes à faible revenu dans le raccordement au réseau de la société de développement d’eau. Afin de permettre à tous d’avoir accès à l’eau potable.

Sur le plan énergétique, la Côte d’Ivoire a réaffirmé son image de marque dans la perspective du hub énergétique souhaité par Président de la République. Le pays veut atteindre 2000Mw de production d’électricité en 2000. Et une vue synoptique nous amène à confirmer ce souhait. En effet, en plus de l’extension des centrales d’Aggreko et de la Ciprel, dont la capacité de production de la puissance installée a connu une augmentation passant de 1320 Mw  en 2010 à 1632 Mw  en 2014, l’Etat a procédé à la pose de première pierre de réalisation de trois réseaux électriques dans l’espace de deux mois. Ce sont les postes sources de la Djibi à Angré (225 Kv), celui d’Anoumabo (90/15 Kv) à Marcory et le poste source d’Azito à Yopougon (225/16,5Kv). Ce, pour améliorer la qualité de fourniture d’électricité. 

Cependant, l’un des enjeux c’est aussi la mise en avant du mix énergétique de la Côte d’Ivoire, c’est-à-dire permettre une fourniture en électricité, outre les centrales thermiques, à partir des barrages hydroélectriques. Pour cela, le gouvernement est à pied d’œuvre dans la réalisation du barrage hydroélectrique de Soubré qui aura une capacité de 275 Mw. Déjà, 30% des travaux de cet ouvrage ont été réalisés contre 20% espérés au départ. Prévus pour être livrés en 2018, les travaux d’achèvement de ce barrage pourront être en 2017.

L’une des  fiertés  pour la Côte d’Ivoire c’est de figurer dans le top 10 du Doing business pour la deuxième année consécutive. Le pays fait partie des 10 économies les plus réformateurs au monde. Dans ce rapport publié en octobre par la Banque mondiale, la Côte d’Ivoire est l’un des cinq pays d’Afrique subsaharienne détenant le record en matière de réformes réglementaires de l’environnement des affaires, avec le Bénin et la République démocratique du Congo, le Sénégal et le Togo.

Ces résultats ont été possibles grâce à la vision du Président de la République soutenue par le Premier ministre Daniel Kablan Duncan et l’ensemble du gouvernement. D’ailleurs le travail acharné du chef du gouvernement a été récompensé le lundi 29 septembre, par le journal « des marchés émergents » de la Banque mondiale. Il a reçu le prix du meilleur ministre des Finances de l’Afrique subsaharienne.

Aussi, vu les performances  du pays et de la stabilité qui renait, la Banque africaine de développement  (Bad) a regagné Abidjan, son siège actuel. Après une dizaine d’année d’absence,  due à la crise qu’a connue la  Côte d’ivoire, la Bad a été délocalisé pour s’installer à Tunis (Tunisie).

Pour entamer leur première réunion du Conseil d’administration  à Abidjan , le groupe de la Banque africaine de développement (Bad) a procédé à la levée des drapeaux de la Côte d’Ivoire et du sien ce lundi 8 septembre au siège provisoire de l’institution panafricaine, à l’immeuble Ccia, à Abidjan-Plateau.

En somme, tous les secteurs d’activité de la Côte d’ivoire ont connu une amélioration, ce qui a conduit parfois à des distinctions comme le prix  de l’édition 2014 du forum “Mines and money”, à Londres. Un prix du meilleur pays  réformateur dans le domaine du secteur minier. Une observation approuvée par les compagnies minières, les groupes financiers et les principaux acteurs de mines, réunis au sein de l’Organisation « Mines and money ».

On ne saurait évoquer les performances économiques 2014 de la Côte d ‘Ivoire sans évoquer le forum Investir en Côte d’Ivoire (Ici 2014), auquel a pris part des personnalités de la haute sphère des finances dans le monde. Au sortir de ce forum international, l’on note comme bilan 3373 participants (800 participants étrangers), soit un taux de participation de plus de 84%. Les intentions des investissements sont chiffrées, à la clôture du forum, à 443 milliards Fcfa, soit  280 milliards Fcfa  d’intention d’investissement en provenant du secteur privé et 160 milliards Fcfa  du secteur public.

Kamagaté Issouf
issouf.kamagate@fratmat.info

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