08202018Headline:

Après avoir quitté l’Udpci et Mabri, voici Tia Koné a répondu à nos questions.

L’ancien président de la Cour suprême, le magistrat à la retraite, Tia Koné, est depuis le samedi 21 avril 2018, président de l’Union pour la défense républicaine (Udr), un nouveau parti politique. A l’issue du tout premier congrès de l’Udr, dans un complexe hôtelier de Cocody-Angré, Tia Koné a répondu à nos questions.

Monsieur le Président, vous venez d’être porté à la tête de l’Union pour la défense républicaine. Est-ce qu’avec la création de cette formation politique, c’est une partie de l’Udpci qui s’en va ?

Il ne faut pas regarder l’Udr par rapport à l’Udpci. L’Udpci est un parti dans lequel nous avons milité un certain temps. Lorsque le père commun vous a laissé en héritage une maison et que vous ne pouvez pas vous entendre pour y vivre en paix, il vaut mieux, pour sauvegarder votre fraternité, vous séparer pour que chacun aille construire sa petite maison d’où on peut un jour, revenir tous pour fraterniser encore. L’Udr, c’est un ensemble de militants, de citoyens ivoiriens qui voient autrement la politique telle qu’elle est faite dans la maison que nous avons quittée. Vous nous verrez à la tâche. Nous ouvrons nos cœurs, nos bras à tous les citoyens ivoiriens de quelque bord politique qu’ils soient pour qu’ensemble, nous discutions des problèmes de l’heure.

Vous vous réclamez de l’opposition-centriste. Dans le même temps, vous dites être là pour accompagner les actions de développement de droite. Est-ce qu’il n’y a pas de contradiction ?

Nous n’approuverons que les actions qui méritent d’être approuvées. Si nous ne sommes pas d’accord, nous irons nous informer et nous exprimerons notre désaccord sur des points précis. Nous le ferons de manière polie, respectueuse. Ceux qui dirigent la Côte d’Ivoire sont ceux que les Ivoiriens ont choisis. Donc, nous leur devons respect. C’est l’appel au bon ton. Cela ne veut pas dire que nous allons nous ranger du côté de la droite ou forcément du côté de la gauche. Nous sommes un parti d’opposition, notre essence est d’être à gauche, mais nous n’irons pas à gauche parce qu’il faut aller à gauche.

Quelle est votre position dans le débat autour de la Commission électorale indépendante (Cei) dont beaucoup, dans l’opposition, demandent la réforme ?

Il faut négocier avec le gouvernement, négocier avec ceux qui ont mis cette Cei en place pour leur dire ce que nous pensons qui doit être fait pour satisfaire tout le monde. Il ne faudrait pas en faire une condition pour participer à des élections. On ira voir le président et ceux qui sont à la Cei. Et nous dirons il y a tel ou tel aspect qui n’est pas compatible avec la conception de notre souveraineté nationale ou de notre égalité ou de notre liberté. Nous voulons que ça change. Si on vous dit que ça va changer, mais attendez un peu, attendez ! Vous savez ce n’est pas la volonté d’un seul qui doit régir la République. Qu’on soit de l’opposition ou du pouvoir c’est notre chose commune. Donc, nous devons nous entendre autour de notre bien commun.

Serez-vous candidat à la présidentielle de 2020 ?

Je viens de vous dire que nous sommes un parti naissant. Je ne suis même pas assuré d’avoir des militants dans la société et vous voulez que je sois candidat. Ce n’est pas le pouvoir qui me préoccupe. Ce qui me préoccupe, c’est comment faire pour que les Ivoiriens soient heureux. Et sur ces questions, vous me verrez discuter partout où besoin se fera. Je veux dire aux Ivoiriens qu’un nouveau parti est né. J’en suis le responsable. Qu’ils nous fassent confiance. Nous sommes venus pas pour critiquer à gauche ou à droite. Nous sommes venus dire au peuple que nous sommes préoccupés par leur intérêt. Pour dire à la Côte d’Ivoire, que nous sommes soucieux de contribuer à l’amener vers des orientations qui doivent aboutir à son vrai bonheur.

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