01212017Headline:

Après la France et le Burkina, L’onu épingle Soro: Il cacherait 300 tonnes d’armes de guerre

soro guillaume

Guillaume Soro est soupçonné par l’ONU de détenir secrètement 300 tonnes d’armes et de munitions, confie Reuters. C’est un rapport rédigé par des experts indépendants des Nations unies après une série d’enquêtes et rendu public le 4 avril 2016 qui le confirme. Selon les enquêteurs, cet arsenal de guerre impressionnant échappe au contrôle du pouvoir d’Alassane Ouattara.
Guillaume Soro détient une véritable poudrière qui serait estimée à 300 tonnes. Le président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire a acquis tout ce matériel militaire durant ses années passées dans la rébellion ivoirienne sous la bannière du Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI), mais aussi au plus fort de la crise postélectorale de 2011.
Mandatés pour s’assurer que l’embargo sur les armes que l’ONU a infligé à la Côte d’Ivoire, les experts ont écrit dans leur rapport : « Le groupe (Groupe d’experts sur la Côte d’Ivoire) a documenté l’acquisition de quantités pertinentes d’armes et de munitions, estimées à 300 tonnes, par les Forces nouvelles à la suite de la crise postélectorale. Guillaume Soro a traité directement l’acquisition du matériel. L’arsenal mentionné ci-dessus comprend le matériel stocké en Côte d’Ivoire en violation du régime de sanctions et qui n’est pas encore sous le contrôle de l’armée. »
Acculé de toute part par ces déclarations du comité de suivi de l’embargo, Guillaume Soro n’a pas tardé à réagir vigoureusement : « Les enquêteurs sont des farceurs médiocres. Il ne reste plus qu’ils nous accusent d’avoir des armes de destruction massive. »
Soro a agi avec l’aide du Burkina Faso de Blaise Compaoré.
Soro a eu des complices qui lui ont permis de se doter au fil des années d’un dispositif militaire à couper le souffle. Aussi, selon nos confrères de Reuters, la plupart des armes sont stockées à Bouaké (l’ancien fief de la rébellion). Outre cela, de nombreuses armes sont également gardées dans le reste de ce qu’on appelait aux heures chaudes de la rébellion les zones centre, nord et ouest (zones CNO).
En plus de l’équipement dont il disposait, Soro s’est accaparé des armes laissées par les soldats de l’armée ivoirienne comme butin de guerre. L’arsenal militaire est à l’abri des regards et placé sous la protection de certains com’zones (chefs rebelles) qui lui sont restées fidèles : « Bien que la plupart des anciens commandants de zone ont été intégrés dans l’armée, ils continuent d’avoir une influence politique et financière indépendante. »
Ce rapport inédit fait état du fait que les commandes d’armes de Guillaume Soro ont été passées par le Burkina Faso en tant qu’État puis acheminées vers Bouaké et les autres grandes villes contrôlées par les rebelles. L’ex-président burkinabè, Blaise Compaoré a supervisé les travaux qui ont été pilotés par son chef d’état-major particulier, le général Gilbert Diendéré, selon les enquêteurs. Selon l’ONU, le fait de posséder une telle quantité d’armes de façon officieuse est une véritable menace pour la paix et la sécurité en Côte d’Ivoire.

afrique-sur7.fr

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