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Après Simone/ la libération de son epoux laurent Gbagbo de plus en plus plosive /ce qui se passe

Suite à l’acquittement de Simone Gbagbo de crime contre l’humanité, hier mardi 28 mars 2017, la thèse de la libération de son époux Laurent Gbagbo se fait de plus en plus plosive car étant également poursuivi pour crime contre l’humanité.

« On dit on veut nous juger à Daloa (mon mari, mon fils et moi) pour vol de poulet dans mon village. Le Tribunal du village, où il y a toutes les preuves, dit que je n’ai pas volé de poulets et qu’on peut me libérer. Mais mon mari et mon fils sont au Tribunal de Daloa pour ce même vol. Ils font quoi là-bas alors ? Ramenez-les, car au village on dit qu’on a rien fait. ». Belle caricature utilisée par un internaute ivoirien pour décrire la situation des procès de la crise postélectorale 2010-2011 dans lesquelles l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, son ministre de la jeunesse, Charles Blé Goudé et son épouse Simone sont poursuivis pour crime contre l’humanité. Car la Cour pénale internationale (CPI) avait délivré un mandat d’arrêt contre Simone Gbagbo rendu public jeudi 22 novembre 2012. « Les responsables des crimes commis pendant la crise post-électorale de 2010-2011 seront tous jugés en Côte d’Ivoire. Il n’y aura plus aucun transfèrement de prisonniers à la CPI, à La Haye. », a indiqué le président Alassane Ouattara, dimanche 12 avril 2015.

La Justice ivoirienne, désormais à même de fonctionner, à en croire les raisons évoquées par le chef de l’exécutif ivoirien pour expliquer le transfèrement de son prédécesseur à La Haye le 30 novembre 2011, et ayant déclaré Simone Gbagbo non coupable, la libération de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ne devraient pas poser de problème d’autant que les trois étaient poursuivis pour les mêmes faits.  ‘‘Participation à des réunions ayant mené à des meurtres, des viols et des actes de persécution commis sur le territoire national, documents attestant que Simone Gbagbo a répondu à des correspondances de marchands d’armes qui lui proposaient des achats d’armes et d’hélicoptères de combat. », telles étaient les preuves du procureur général Ali Yéo réfutées par la Cour.

Un message envoyé à la CPI.

Les récents témoignages des généraux de l’armée ivoirienne dédouanent Gbagbo et enfoncent au contraire le régime d’Abidjan. Il faut donc arrêter le massacre car l’homme fort d’Abidjan ne souhaite plus envoyer un compatriote à La Haye.

Signal fort pour la réconciliation

Certains Ivoiriens voient ce revirement spectaculaire de la Justice ivoirienne comme un signal fort du régime d’Abidjan en vue de la réconciliation nationale. Au demeurant, la Justice à double vitesse a toujours fait l’objet des critiques et l’emprisonnement des leaders du camp Gbagbo a entrainé l’isolement d’une partie des Ivoiriens se reconnaissant en lui dans la vie sociopolitique du pays. « Si Ouattara veut entrer dans l’histoire, qu’il libère Gbagbo. Il est à son second mandat. Je ne sais pas de quoi il a peur.», avait conseillé Gnangbo Kacou, ex-député d’Adiaké.

Un plan commun pour la libération des prisonniers politiques

Pour l’heure, les partisans de l’ex-régime croient plus que jamais en la libération de leurs leaders. « Si on a acquitté ‘‘Omanh’’ (Maman en langue bété en référence à Simone Gbagbo Ndlr), on peut donc acquitter ‘‘Opah’’ (Papa en langue bété en référence à Gbagbo Ndlr). », lance un autre internaute. D’autres, plus perspicaces, croient fermement que des consignes ont été données au Président ivoirien par François Hollande lors de leur dernière rencontre en France quant à la libération des prisonniers politiques. En somme, les supputations vont bon train depuis l’acquittement de Simone Gbagbo et les partisans de l’ex-régime ivoirien croient dur comme fer en la libération prochaine de tous les prisonniers politiques.

imatin

 

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