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Assemblée générale élective de la FIBB : Mahama Coulibaly – Moussa Diarra, le jour de vérité

La Fédération ivoirienne de basket-ball (Fibb) est à la croisée des chemins. Ce samedi 2 décembre, la faîtière qui, il y a quelques mois, a hissé le pays au firmament du monde renouvelle ses instances. Mahama Coulibaly, président sortant a en face de lui Moussa Diarra, président du club de la Jca.

Après deux semaines de campagne, ils laissent la place à la commission électorale dirigée par Allah Yao François, l’ancien directeur de cabinet du ministre de Sports et du Développement de l’Économie sportive et les clubs statutaires pour décider.

La question que l’on se pose à quelques heures de ce vote, pourquoi cette grande famille d’intellectuels n’a pas réussi à s’entendre sur l’essentiel, qui est le basket-ball. Pourquoi ne sont-ils pas parvenus à obtenir le consensus ?

Visiblement une question d’ego. De petites querelles de personnes que l’on a réussi à placer au-dessus de l’intérêt commun. Et les autres ont suivi. Tant pis pour les résultats. Tant pis pour le spectacle retrouvé au Palais des sports.

Bref, nous avons en face deux candidats, deux frères qui se connaissent très bien. Peut-être même un peu trop bien. Moussa Diarra avait été copté dans le premier bureau de Mahama Coulibaly. Dieu seul sait comment les deux amoureux de la balle au panier se sont brouillés. Aujourd’hui, chacun revient avec un projet sous la main.

Moussa Diarra veut « instaurer une gouvernance exemplaire pour faire rayonner ce sport en Côte d’Ivoire ». Président de la Jca, Moussa Diarra dit avoir pour ambition de fédérer les acteurs de la discipline autour d’un projet commun.

Il veut renforcer les relations avec les autorités nationales et les instances internationales du Basketball. Il entend investir dans la formation, professionnaliser les acteurs en leur octroyant des subventions et enfin attirer des investisseurs engagés.

Après avoir permis au basket-ball ivoirien de renaître, Mahama Coulibaly dont la bonne gouvernance lui a valu le Prix d’Excellence décerné par Chef de l’État, veut construire sur ses acquis et permettre à la discipline de franchir le pas. Rendre le basket-ball ivoirien plus attractif, professionnel etc. Logiquement, il a un bilan qui plaide largement en sa faveur.

Elu pour la première fois président de la fédération en janvier 2020, Mahama a coché toutes les cases de ses promesses.

Avec les activités et les évènements créés autour de la discipline, il y a eu un aspect beaucoup plus populaire et plus médiatique. Ce qui a eu pour effet de raviver la flamme au sein des acteurs du basket voir des populations.

Le tournoi des Elites, la célébration des talents locaux lors du championnat, l’institutionnalisation des Prix Mvp au meilleur joueur de chaque journée, à ceux de la saison régulière voire de la mi- saison (accompagné d’enveloppes), le réaménagement des championnats nationaux, des centres de formation et des compétitions jeunes ont été au cœur des innovations opérées dans cette discipline qui commençait à être dormitive.

Autre action de redynamisation, le « All star game ». Longtemps désirée par le public sportif local, cette trouvaille a été concrétisée par le président Mahama. Elle aura permis de célébrer les étoiles du championnat régulier de N1 (Hommes et Dames).

Sans oublier la confiance qu’il a redonnée aux joueurs de la sélection nationale. Une équipe nationale qui brille de mille feux. Il avait promis travailler à produire de jeunes ivoiriens capables d’évoluer en Nba d’ici à 2028 et la Fibb est sur la voie, avec deux jeunes ivoiriens, Diaby Cheick (2,21m) et Hassan Zié Condé (2,03m) qui ont intégré l’Académie de la Nba Afrique de Dakar. Bref, Mahama veut passer aller plus loin en construisant l’Arena d’Abidjan et une maison du basket-ball digne de ce nom.

Tous ces projets se trouvent entre les mains des membres statutaires. Qui de Moussa Diarra et de Mahama Coulibaly récoltera les plus de votes ce matin ? Wait and see.

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