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Assise de Simone Gbagbo: Le Professeur Yapo Hélène fait des graves révélations sur les 789 corps de la crise post-électorale

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Côte d’Ivoire: Le Professeur Yapo Hélène fait des révélations sur les 789 corps de la crise post-électorale qu’elle a examinés, la Défense jubile
L’audition  des témoins de la Défense de Simone Gbagbo a véritablement débutée hier avec la comparution du Médecin légiste, le Professeur  Yapo Hélène épouse Été venue expliquer le rapport qu’elle a produit lors des évènements de la crise post-électorale.

Réquisitionnée des actes médicaux sur des victimes issues de la crise post-électorale par les autorités judiciaires, le Médecin légiste a produit un rapport circonstancier de 789 corps corps qu’elle a examiné.

Le Professeur  Yapo Hélène Eté a avoué que durant son travail, elle n’a pas été à mesure de certifier la date des morts.
«Non nous n’avons pas pu certifier les corps, parce que nous n’étions pas sur les lieux. Nous n’étions pas à mesure de dater les corps, » a-t-elle précisé.
Les 789 corps  examinés sont des morts violentes et pour l’ensemble des cas par arme à feu.
Le témoin expert a précisé que le maximum des corps examiné était ramassé dans les rues et certains dans les cours.
Est-ce que selon vous ces corps pourraient provenir d’une autre situation autre que la crise post-électorale  ?
«Les constatations n’ont pas pu déterminer l’origine des morts. Les morts sont dans un camp voisin avec les circonstances de la crise post-électorale, » a répondu le Médecin au juge Boiqui Kouadjo.
Sur les corps examinés 373 ont été tués par arme à feu dont 173 civiles, 41 FDS, 46 FRCI, 3 vigiles 110 non précisés.
Les ethnies concernées étaient Adjoukrou 5 corps, Agni 7 corps, Ahizi 1 corps, Baoulé 26 corps, Bété 29 corps, Malinké 114 corps, Tagbana 7 corps, Yacouba 4 corps, Sénoufo 38 corps etc.
Le Procureur général a estimé que sur les 300 cas, plus de la moitié vient du Nord de la Côte d’Ivoire, notamment Senoufo 38 cas et Malinké 114 cas.
En poursuivant ses explications, le Professeur  a soutenu que des consultations ont été faites sur des résidus calcinés et a indiqué que des balles et des éclats ont été extraits de certains corps examinés.
En prenant la parole, la Défense a d’emblée demandé les missions précises qui avaient été assignées à l’expert.
Selon elle, il s’agissait entre autres de décrire les cadavres, prélever des échantillons, prélever tout corps étranger, déterminer la cause des décès.
La Défense a par ailleurs relevé que le rapport n’était pas daté, ce que le Médecin a reconnu.
«Il n’est pas daté. Mais nous n’avons pas manqué de mentionner à la dernière page que le 21 avril 2012 nous avons fait des examens, » s’est-elle justifiée.
Dans ce rapport circonstancier, les corps de l’ouest, notamment Duékoué Issia, Daloa n’auraient pas été pris en compte comme indiqué par la Défense.
Qui avez-vous considéré comme victime de la crise post-électorale  ?
«Cela ne faisait pas partie de la mission qu’on m’a confiée. » a répondu le témoin un peu paniqué.
Donc les 789 corps  ne sont pas forcement de la crise post-électorale  ?
«Ce n’est pas ce que j’ai dit, » a-t-elle ajouté.
Etes vous à mesure de déterminer ceux qui sont morts par braquages ?
«Ce n’est pas mon rôle, » a poursuivi l’expert, qui précise que chaque cadavre avait sa réquisition qui donnait les lieux et les circonstances de la mort.
Les corps examinés auraient été convoyés par des agents de la morgue de Interfux et Ivosep.
Quels étaient les critères d’identification des corps.
En réponse à cette question de la Défense, elle a avoué que les corps étaient identifiés par les noms, la connaissance visuelle des familles.
Elle a enfin rappelé que les dates prises en compte dans le rapport sont du 27 janvier au 11 février 2011 et du 29 avril au 22 août 2011.
La Défense s’est réjouie de ces dates parce que ces périodes ne correspondent pas avec les décès des femmes d’Abobo, de l’attaque du marché de Siaka Koné et de la marche de la RTI.
Et elle reste convaincue que ces corps n’ont pas fait l’objet d’examen alors que ce sont pour ses faits que l’ex-Première dame est poursuivie.
Wassimagnon, Abidjan
koaci

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