02082023Headline:

Attaque contre les lieux de pouvoir au Brésil: pendant ce temps-là, Jair Bolsonaro est en Floride

Il est hébergé à quelques kilomètres du parc d’attraction Disney World, dans une maison de location appartenant à un supporter de longue date. Jose Aldo, un ex-champion brésilien de MMA (Arts martiaux mixtes) âgé de 36 ans. Bolsonaro compte y rester jusqu’à la fin janvier.

Appels à l’expulsion
Sur les réseaux, des vidéos montrent l’ancien président en short et t-shirt saluant quelques supporters dans les rues d’une banlieue cossue. Dans d’autres vidéos, on peut voir Bolsonaro vivre la vie d’un Floridien lambda, en train de faire ses courses dans un hypermarché ou dégustant des cuisses de poulet dans une chaîne de restauration rapide.

🇺🇲🇧🇷 : Meanwhile, former Brazilian President Jair Bolsonaro is in #Florida in Orlando. He was seen a few days ago in a mall and then in a KFC restaurant.#USA #Brazil #Brasilia pic.twitter.com/c6hjBzbooK

— Zaid Ahmd  (@realzaidzayn) January 9, 2023
Mais alors que les chaînes d’informations américaines diffusaient en direct les images de ses supporters saccageant les lieux de pouvoir au Brésil, sur Twitter plusieurs élus locaux démocrates demandaient au gouverneur républicain de Floride Ron DeSantis d’expulser l’ancien président brésilien.

Réactions dans le clan Bolsonaro. Si Jaïr Bolsonaro, qui a trouvé refuge en fin d’année dernière en Floride, a mis plusieurs heures à réagir, ses alliés l’ont fait en ordre dispersé. Si les condamnations de l’invasion des trois lieux de pouvoir ont été nombreuses dans le clan Bolsonaro, quelques soutiens ont tout de même émergé.

Au chapitre des soutiens, on signalera celui du pasteur Silas Malafaia. C’est un des plus fervents alliés évangéliques de Jaïr Bolsonaro. Il a qualifié les émeutes d’hier de « manifestation populaire » et pointe du doigt ce qu’il perçoit comme un « deux poids, deux mesures » dans la perception des actions qu’elles viennent de droite ou de gauche. Quand c’est le gang des gauchistes, c’est perçu selon lui, comme un acte de « libre manifestation ». Alors que quand ce sont les autres, c’est qualifié d’« acte antidémocratique ». Silas Malafaia a conclu ses propos par « c’est une honte ».

Mais, dans leur grande majorité les gouverneurs pro-Bolsonaro ont condamné les actes de vandalisme. Tarcísio de Freitas, le gouverneur de Sao Paulo a écrit, « pour que le Brésil aille de l’avant, le débat doit être celui des idées et l’opposition doit être responsable ». Le gouverneur de Brasilia, Ibaneis Rocha, suspendu pour 90 jours en raison des failles en matière de sécurité, avait tout de même eu le temps d’envoyer une vidéo au président Lula dans laquelle il présentait ses excuses pour les actes de vandalisme. On a eu le sentiment que pour certains il était urgent de prendre des distances avec l’ancien président.

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