08202017Headline:

Avenir du franc CFA : Ce que François Hollande a dit à Alassane Ouattara à Paris

Une réunion des ministres de la zone franc CFA est prévue en avril 2017 à Abidjan, dans un contexte marqué par de vives critiques d’activistes et intellectuels africains à l’encontre cette mannaie; certains réclamant une abolition pure et simple du franc CFA, quand d’autre en souhaitent une réforme estimant qu’elle ne permet plus à ses pays utilisateurs d’avoir une économie compétitive.

Recevant son homologue ivoirien, Alassane Ouattara, le mercredi 15 mars 2017 à Paris, le chef de l’Etat français François Hollande “a réaffirmé son ouverture à toutes les propositions que les Etats membres de la zone pourraient formuler à cette occasion, rappelant que cette monnaie (arrimée à l’Euro par une parité fixe) et cette zone appartenaient aux pays qui la composent”, indique un communiqué de l’Elysée transmis à La Diplomatique d’Abidjan.

Rappelons que la zone Franc comprend 14 pays d’Afrique subsaharienne (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, Centrafrique et Tchad). Le quinzième membre est l’archipel des Comores.

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M. Hollande a confirmé le soutien de la France aux efforts de la Côte d’Ivoire en matière de restructuration des forces de sécurité, en particulier dans leur préparation au déploiement dans le cadre d’opérations de maintien de la paix des Nations Unies ou de l’Union africaine. Il a indiqué que les éléments français au Sénégal et les Forces Françaises en Côte d’Ivoire mettaient en œuvre cette coopération. Il a confirmé que la France poursuivrait, près d’un an après les attentats de Grand-Bassam, ses actions de formation au profit des forces ivoiriennes compétentes en matière de lutte anti-terroriste.

François Hollande s’est également félicité de l’avancement rapide du processus d’annulation et de conversion de la dette ivoirienne, initié en juillet 2012 et qui a permis le financement de nombreux projets dans les secteurs de l’éducation, de la santé, du développement rural, des infrastructures ou encore de la justice et de l’Etat de droit.

Les deux chefs d’Etat se sont félicités que la Côte d’Ivoire soit désormais éligible aux crédits européens du Fonds fiduciaire d’urgence en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration.

Enfin, les deux Présidents ont évoqué plusieurs dossiers internationaux. S’agissant du Mali, ils ont salué les avancées que constituent la mise en œuvre des premières patrouilles mixtes entre signataires de l’accord de paix et de réconciliation, mais aussi la mise en place d’autorités intérimaires dans plusieurs des régions du nord du Mali.

La diplomatique d’Abidjan

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