12102016Headline:

(BAE) de Yopougon 995 ex-combattants DÉLOGÉS menacent fort

ex combattant

C’ÉTAIT CHAUD HIER, À LA BAE DE YOPOUGON: 995 EX-COMBATTANTS DÉLOGÉS. FORTE PRESSION SUR OUATTARA

La tension était très vive, hier lundi 20 avril 2015, à la Brigade anti-émeute (BAE) de Yopougon lors de l’opération de démobilisation des ex-combattants. Il a fallu l’appui de trois officiers supérieurs des forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) pour procéder à la libération du site.

Présents sur les lieux, les 995 ex-associés aux FRCI occupant le camp de police BAE de Yopougon ont dénoncé un vice de procédure dans l’exécution de l’opération Autorité pour la démobilisation, de désarmement et de réinsertion (ADDR). Pour ce faire, ils ont exprimé leur mécontentement en refusant de déposer les armes et de quitter les lieux.
En effet, les ex-combattants exigent le paiement intégral des sommes qui leur ont été promises et leur matricule pour intégrer l’armée, d’où l’opération de recensement effectué plus tôt. Certains ex-combattants à qui nous avons tendu le micro ont exprimé leur déception devant la situation.
« Les autorités nous demandent aujourd’hui de libérer les maisons que nous occupons. Et pourtant, nous ne savons rien faire d’autre, si ce n’est le maniement des armes… » , a affirmé un ex-combattant.

« Nous regrettons d’avoir combattu auprès de ce régime pour chasser Laurent Gbagbo. Car, sous son régime, l’ex-combattant serait envié. On aurait dû laisser Gbagbo tuer tout le monde. La majorité de ceux qui ont intégré l’armée sont ceux-là même qui n’ont pas combattu. Certains n’ont même pas pris les armes. C’est du copinage. En tout cas, nous ne nous laisserons pas faire. Parce que nous ne savons pas où aller avec nos familles et nos multiples charges. Certains camarades en lieu et place des 800 mille francs promis, ont reçu seulement, qui la somme de 300 mille francs, ou 200 mille francs. Que pouvons-nous faire avec ces sommes-là, avec toutes nos charges… », a martelé un autre dépité.

« Monsieur, le Président, si vous reconnaissez que nous vous avons aidé à avoir ce fauteuil, prenez vos responsabilités. Même s’il faut construire des logements dans la forêt du Banco, faites-le pour que nous puissions y habiter avec nos familles. Sinon, il pourrait y avoir un déraillement aux conséquences incalculables », a renchéri une troisième soldat en colère.

Le Général Touré Sékou, Chef d’Etat-major adjoint chargé des Opérations des FRCI, du Général Gaoussou Soumahoro, Commandant des Forces Terrestres, du Contre-Amiral Djakaridja Konaté, Commandant de la Marine Nationale étaient présents lors de cette opération qui prendra fin Abidjan le 2 juin prochain avec la Cellule de coordination des combattants d’Abidjan qui compte 4286 éléments et se poursuivra jusqu’au 27 juin à l’intérieur du pays, dans toutes les localités où il y a des ex-associés aux FRCI où il y a 1340 éléments .

Lors de ses meetings à Tiassalé et à Anyama, le Chef de l’Etat a exprimé sa ferme volonté d’aller vers la normalisation, car depuis la fin de la crise post-électorale en avril 2011, les ex-combattants occupent certains édifices publics dont ce camp de la police nationale.
Après ceux du camp de la BAE, les ex-combattants installés au camp commando d’Abobo, au Centre d’instruction navale, à l’Etablissement général des services (EGS) à Treichville, au Bataillon de commandement de soutien au plateau, au Camp Génie d’Adjamé et à la Base navale de Lokodjro seront forcés de déposer leurs armes et de quitter les lieux.

Une fois identifiés et désarmés sur les camps militaires ou sur les sites publics ou privés, ces ex-combattants sont acheminés sur des sites de resocialisation (Mbahiakro, Bouaké, Bondoukou, Guiglo, Bouaflé, Sassandra) où commence pour eux le véritable retour à la vie civile avec des cours de civisme et de discipline, des sessions d’orientation en gestion de la cellule familiale, des séances d’assistance psychosociale et de lutte contre les abus d’alcool et de drogues.
Pendant la resocialisation d’une durée d’un mois, l’ex-combattant perçoit de l’ONUCI un pécule de 40 000 FCFA. Par la suite, l’ADDR s’engage, dans un délai de deux mois, à l’orienter vers une formation qualifiante de son choix, période au cours de laquelle il continuera à percevoir le pécule mensuel de 40 000 FCFA. Les frais de cette formation qualifiante qui dure au maximum de 3 mois, seront entièrement pris en charge par l’ADDR et ses partenaires que sont l’ONUCI, la GIZ, l’ONUDI et la BAD. Pendant ladite formation l’ex-combattant perçoit également un pécule mensuel de 40 000 FCFA.
A la fin de la formation, l’ex-combattant reçoit une assistance financière de 800 000 FCFA pour entreprendre une activité génératrice de revenu.
SOURCE:IM

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