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Bingerville: Tout savoir sur la mystérieuse attaque de la Gendarmerie par un commando d’une dizaine d’individus

Un commando d’une dizaine d’individus a attaqué la brigade de Gendarmerie de Bingerville lundi 20 février 2017 à 23 h. Dépêché sur les lieux hier mardi 21 février, Imatin.net livre les détails de cette mystérieuse attaque.

D’emblée, presque personne ne sait à Bingerville que la Brigade de Gendarme a été la cible d’un commando y compris les riverains dont les maisons sont contiguës à la Brigade. « Vraiment, je ne savais pas. C’est le matin que j’ai appris que la Gendarmerie a été attaquée », reconnait une voisine. Même son de cloche pour les tenanciers d’un restaurant situé juste derrière l’institution.

La grosse humiliation

Après les riverains, la véritable cible : la Brigade de Gendarmerie. L’atmosphère laisse croire que presque rien ne s’y est passé tant les gendarmes échangent et rigolent dans une ambiance bon enfant. La rencontre avec le commandant de Brigade Kouha Brou ne donne rien. Motus et bouche cousus. Il nous renvoie aux procédures du corps : se référer au Commandement supérieur. Loin de son bureau, des indiscrétions font état d’une agression à main armée. Ainsi, les agresseurs, une dizaine, ont surpris les éléments au poste, leurs ont passés les menottes avant de faire leurs provisions. Ordinateurs, téléphones portables, poste téléviseur écran plasma sont emportés par des assaillants encagoulés. Pis, les quidams se sont permis de charger leurs provisions dans un véhicule de la Gendarmerie qu’ils ont emporté. Non sans prendre le plaisir de frapper les six éléments en poste avec des crosses de fusil.

La colère des gendarmes

Si l’ambiance à la Brigade de Gendarmerie de Bingerville est bon enfant, il n’empêche que certains gendarmes ne partagent ne cachent pas leur colère après ce crime de lèse-majesté. « On va faire quoi avec renfort. Si on est nombreux qu’on n’a pas d’armes, à quoi cela sert ? Ils feraient mieux de nous envoyer des kalachs et autres armes que d’envoyer des renforts », entend-t-on dire. Cette colère contraste avec la raillerie d’un vigile rencontré plus loin. « S’il n’y a pas eu de mort, Dieu merci. Mais c’est bien fait pour eux. Si c’était un vigile qui avait subi cette agression, il l’aurait traité de complice. Pourquoi à leur tour, ils ne parlent pas ? », se réjouit-il. La présence du commandant supérieur de la Gendarmerie, le général Nicolas Kouakou et des fins limiers de cette institution témoignent du fait que ce corps a ouvert une enquête en vue de laver l’affront et de redorer son image.

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