01222017Headline:

BURKINA :La maison blanche exige aux hommes de Compaoré la remise en place du gouvernement civil

Kafando et zida

 LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE EXIGE LA REMISE EN PLACE DES AUTORITÉS DE LA TRANSITION ET LA POURSUITE DU PROCESSUS

Rarement un coup d’Etat en Afrique n’a fait pareille unanimité contre lui au niveau de la communauté internationale. Dans un concert de condamnation, la communauté internationale scelle le sort du coup d’Etat des hommes de Blaise Compaoré.

Dès le début de l’opération des éléments de la RSP, le conseil de sécurité de l’ONU avait déjà demandé la libération immédiate du président par intérim du Burkina Faso, Michel Kafando et de plusieurs ministres, pris en otage par plusieurs membres de la garde présidentielle

L’Union européenne , par la voix de Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne, appelle « au respect de la transition et de l’intérêt général. […] Les développements au Burkina Faso avec la séquestration du président de la transition ainsi que d’autres ministres, mettent en péril la transition et la voie vers les élections du 11 octobre prochain. »

Emboitant le pas à la CEDEAO qui a condamné ce putsch, l’Union Africaine, pour une fois n’as pas usé d’une langue de velours pour assener ses vérités aux putschistes. Sa Présidente, Nkosazana Dlamini-Zuma, a réaffirmé la ferme condamnation de l’institution.

« L’UA condamne fermement cet enlèvement injustifiable et la séquestration continue des responsables de la transition, qui constituent un acte terroriste à tous égards, ainsi que de la tentative inacceptable de remise en cause totale de la Transition engagée au Burkina Faso depuis novembre 2014″, a-t-elle indiqué dans un communiqué. Elle va plus loin quant elle appelle tous les États membres de l’UA et la communauté internationale dans son ensemble à faire échec à cette tentative de remise en cause de la Transition.

L’UA exige la libération immédiate et inconditionnelle des responsables de la transition et leur rétablissement dans leurs fonctions. Elle souligne que les éléments du RSP impliqués dans cette situation seront tenus responsables de leurs actes et de toute atteinte à l’intégrité physique des personnalités qu’ils retiennent.

Le porte-parole du Département d’Etat américain, John Kirby, a donné la position de la maison blanche à l’annonce du coup d’Etat. Les Etats-Unis exigent la cessation « immédiate des violences » et réaffirment  leur « soutien entier au gouvernement civil de la transition, afin qu’il poursuive la préparation d’élections libres, justes et transparentes le 11 octobre. »

A Paris, la réaction à ce coup d’Etat est sans équivoque. « Le président de la République condamne fermement le coup d’Etat qui a eu lieu au Burkina Faso. » lit-on dans le communiqué de l’Elysée,

François Hollande appelle « à la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées. » Il exige également, sur un ton clair qui laisse peu de doute à l’éventualité d’une action sur le terrain pour rétablir l’ordre, « la remise en place des autorités de la transition et la reprise du processus électoral. »

Anne-sybille Kouakou

Nordsud24info@gmail.com

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