07262017Headline:

Campagne électorale et publicité : les Ivoiriens disent stop aux affiches sur les murs maintenant

ado campagne

Des façades d’édifices, d’espaces publics et privées estampillées d’affiches de campagne électorale, on en a vu pendant la présidentielle 2015, comme c’est le cas à chaque élection. D’ordinaire, ce sont des affiches de promotion d’oeuvre que l’on voit collées sur ces façades. Rendant les rues insalubres.

Fini l’élection présidentielle d’octobre 2015. Durant deux semaines, du samedi 10 au vendredi 23 octobre, les candidats à cette élection ont eu l’autorisation de la Commission électorale de s’adresser officiellement aux Ivoiriens. Qui par des meetings, mais surtout par des affiches dont ils ont pavoisé les rues dans les villes, tant à Abidjan qu’à l’intérieur du pays.

Pour cette communication par l’affichage, les staffs de campagne n’ont pas recouru uniquement aux moyens conventionnels qui consistent à afficher sur des panneaux publicitaires. Les posters des candidats, on les voyait partout, placardés à l’emporte-pièce dans des coins et recoins des communes. Que ce soit sur des murs d’une propriété publique ou privée, cela importe peu. Même sur des panneaux publicitaires déjà occupés par une entreprise. On ne se gêne pas, pourvu que le candidat soit vu par la population, peut-on dire à la vue de cet affichage.

On s’en fout du désordre et de l’insalubrité dans la ville et des préjudices que cela cause à l’État et ainsi qu’aux particuliers qui ont investi de l’argent à peindre leurs murs, et qui devront encore en débourser pour leur revêtement. A Marcory, Koumassi, Cocody et dans bien de communes, que nous avons suivi la campagne présidentielle, le constat est le même.

Légende: Des affiches placardées sur des édifices publics ou privés lors de la campagne présidentielle d’octobre 2015…..

Une situation que déplorent les Ivoiriens. « Les gens ne demandent même pas notre avis avant de coller les affiches sur nos murs. Mais qu’on enlève ces papiers, les murs se salissent. Tout est délabré, on est obligé de refaire chaque fois la peinture, alors que nous avons un budget limité. Ce n’est pas facile », déplore Mme Chidjo Yolande Séverine, directrice du complexe socio-éducatif de Koumassi. Dans cette commune, les murs du Centre anti-tuberculeux subissent l’assaut de ce type d’affichage. Le responsable s’est gardé de toute déclaration, nous orientant vers le directeur sanitaire du district, à Port-Bouet.

Or bientôt, place aux législatives puis aux régionales et municipales, avec les campagnes électorales. Durant deux semaines aussi, les différents candidats à ces élections auront à faire campagne, et certainement, useront de la même stratégie d’affichage pour être en contact avec l’électorat. Dans la rue, les populations ont exprimé leur mécontentement face à cette situation. « Quand tu peins ton mur et que tu vois des gens venir coller des papiers, y a de quoi être énervé. Ils donnent du travail aux gens parce qu’il faut refaire la peinture. Ce n’est pas normal », se plaint M. Esmel. Un autre qui a gardé l’anonymat affirme que cette façon de faire « est désordonné, sale ». « Ça salit l’environnement et ça ne fait pas avancer le pays », dit-il. Ils ont préconisé la distribution que l’affichage.

on en a vu dans toutes les communes…

Dans la lutte contre l’insalubrité et dans le souci du respect de la chose d’autrui, une interdiction de placarder les posters de campagne sur les murs des édifices publics ou privés doit être imposée aux candidats. D’autant plus que, pour la présidentielle, la loi autorise le remboursement à une certaine condition des dépenses effectuées par les candidats. Pour le scrutin de 2015, le Président Alassane Ouattara a permis le pré-financement de façon exceptionnelle de la campagne des candidats, en octroyant à chacun la somme de cent (100) millions de Fcfa. Il serait injuste de se faire financer par l’argent du contribuable et en rajouter en salissant la ville. Autant, il existe une loi anti-casse, il faut également penser à une loi anti-insalubrité à l’endroit des candidats aux élections. Cela participe de l’Ivoirien nouveau qu’on veut faire.

En dehors des élections, qui n’ont lieu que chaque cinq ans en Côte d’Ivoire, de façon courante et même quotidienne, on voit collées sur des poteaux électriques et sur des édifices, des affiches de publicité soit de programmes religieux, de concerts, de produits cosmétiques, de job de vacances, de recherche d’emplois et bien d’autres. A ce sujet, M. Esmel pense que « il vaut mieux vaut distribuer main à main les affiches que de coller sur les murs. Ou bien les mettre sur des panneaux publicitaires ». En somme, de l’ordre doit être mis à ce niveau pour empêcher que la rue soit une poubelle.

Peu importe l’endroit, on colle les affiches, pourvu que le candidat soit vu. La propreté de l’environnement, on s’en fout. Tout ceci doit cesser. Ph CDM

linfodrome

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