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Campagne -Pésidentielle 2015 : Voici pourquoi Ouattara préfère Amadou Gon que Soro

Ce n’est un secret pour personne, un bon score électoral est directement conditionné par la mise en place d’une équipe efficace. Dans la perspective de l’élection présidentielle d’octobre 2015, Alassane Ouattara, candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (coalition Rdr, Pdci, Udpci, Mfa et Upci) organise son staff de campagne.

Amadou_Gbon

 Ouattara choisit son équipe de campagne

Qui a donc le meilleur profil de l’emploi pour conduire la campagne du président de la République, Alassane Ouattara ? Question fondamentale qui turlupine bien des esprits à l’approche de l’élection présidentielle d’octobre 2015. Et bien, La Lettre du continent, dans la livraison de cette semaine lève un coin du voile sur la personnalité ivoirienne devant animer la campagne du candidat Ouattara à cette échéance électorale en vue de l’emporter haut la main dès le premier tour. Il s’agit de l’actuel secrétaire général de la présidence, Amadou Gon Coulibaly. Mais pourquoi un tel choix au moment où plusieurs cadres manifestent des ambitions? Selon des indiscrétions, l’actuel secrétaire général de la Présidence ivoirienne est, d’abord une personnalité influente dans les cercles fermés du pouvoir et reste un fidèle parmi les fidèles du Chef de l’Etat. Ensuite, il a l’expérience d’avoir conduit la direction nationale de campagne du champion des Républicains en 2010. Puis enfin, Amadou Gon incarne toujours les qualités essentielles que doit avoir un directeur de campagne. A savoir, posséder parfaitement la stratégie de campagne, avoir le sens du relationnel en assurant les rendez-vous à la place du candidat, ne jamais mentir au candidat et surtout, avoir l’autorité pour un commandement efficace. En effet, le rôle essentiel du directeur de campagne est d’alléger les pressions psychologiques et physiques qui pèsent considérablement sur le candidat. Si l’exercice de son commandement suscite trop de contestations, de problèmes divers, le directeur de campagne alourdit le nombre et le poids des arbitrages qui ne pourront dès lors relever que du candidat lui-même. Dans ce cas, le directeur de campagne ne remplit plus sa fonction. Bref, ces qualités qui ne se marchandent pas, le ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence les incarne aux yeux du chef de l’Etat qui sait que toute erreur de ‘’casting’’ risque de compromettre sa réélection. Mais, il n’y a pas que le directeur national de campagne, il y a aussi les hommes qui composent la direction de campagne dont le recrutement constitue réellement la première marche vers le succès. A ce niveau, Alassane Ouattara ne donne pas encore dans la complaisance. Le chef de l’exécutif a fait confiance à des hommes qui ont fait leur preuve ailleurs. Le nom du sécurocrate du régime, Ahmed Bakayoko circule; tout comme celui de Guillaume Soro [pressenti jugé trop clivant selon la LC], qui avait été pressenti pour cette fonction dans un premier temps. Selon le confrère, il pourrait faire partie du staff de campagne aux côtés du ministre d’Etat, ministre du Plan et du développement, Abdallah Mabri Toikeusse de l’Udpci. En attendant que le premier grand allié du président du Pdci, Henri Konan Bédié, complète cette liste avec ses hommes, des noms sont déjà connus. En l’occurrence l’ancien Premier ministre Jeannot Ahoussou Kouadio et Maurice Kacou Guikahué, le secrétaire exécutif du Pdci-Rda. Au niveau de la Communication, c’est l’affaire de Voodoo communication qui avait déjà piloté le pôle communication de Ouattara en 2010. Le patron de cette structure, Fabrice Sawegnon, aura la lourde tâche de réaliser des enquêtes d’opinion devant permettre au leader du Rhdp d’analyser les attentes des Ivoiriens. Et de déceler les points faibles des 4 ans passés d’exercice du pouvoir. En tout cas, pour le candidat du Rhdp, Alassane Ouattara, le chemin du Palais présidentiel ne néglige aucun détour : sa victoire consacrera la stratégie de terrain imposée par son directeur de campagne, Amadou Gon Coulibaly.

G. DE GNAMIEN

Source: Le Sursaut, jeudi 16 avril 2015
avec la Lettre du Continent

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