02032023Headline:

Chili: la ministre de la justice démissionne sur fond de scandale sur les grâces présidentielles

Le président du Chili, Gabriel Boric, a confirmé, samedi 7 janvier, qu’il avait accepté la démission de sa ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Marcela Ríos dans le cadre de la controverse sur les grâces accordées aux personnes condamnées lors de la flambée sociale qui a précédé l’arrivée de Boric au pouvoir.

C’était l’une des promesses de campagne de Gabriel Boric : accorder la grâce aux personnes condamnées lors de la flambée sociale en 2019, qui a précédé son arrivée au pouvoir. La police avait violemment réprimé ces manifestations de masse contre les inégalités et la hausse du coût de la vie, faisant 30 morts et 400 blessés. Des centaines de manifestants avaient été placés en détention de manière arbitraire, d’autres avaient été inculpés.

Le 30 décembre, sur les recommandations de sa ministre de la Justice, le président Boric gracie treize personnes au lieu des onze initialement prévues. Parmi elles, un repris de justice, déjà condamné pour de multiples vols et cambriolages. Cette libération provoque un tollé dans l’opposition qui compte déposer plainte contre la ministre de la Justice, Marcela Ríos, dès lundi. La ministre a devancé le dépôt de la plainte en démissionnant.

Boric reconnaît des « irrégularités »
De son côté, Gabriel Boric admet des irrégularités dans le processus d’attribution de pardon et dit assumer ses responsabilités. « En raison d’irrégularités dans l’exécution de ma décision d’accorder des grâces et compte tenu également de la nécessité de renforcer la gestion politique du ministère de la Justice et des Droits de l’homme, j’ai décidé d’accepter la démission de Marcela Ríos Tobar de ce portefeuille », a déclaré Gabriel Boric, samedi.

Elle est remplacée par l’avocat Luis Cordero. « Lorsque des situations de cette nature se produisent en politique, nous devons assumer nos responsabilités. Pour la remplacer, j’ai décidé de nommer l’éminent avocat Luis Cordero Vega », a-t-il aussi annoncé.

Autre victime collatérale de ces grâces présidentielles, l’un des plus fidèles collaborateurs de Gabriel Boric : son chef de cabinet, Matias Meza-Lopehandia.

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