07202017Headline:

Cléclé retrouve son fils au Ghana: « j’ai pensé à tout même aux trafficant d’organes humains » Interview

Après avoir retrouvé son fils David, Linfodrome a échangé avec Clémentine Papouet (Cléclé) qui livre les circonstances de la disparituion de son garçon. Très fatiguée, la comédienne a salué l’action conjuguée de la police, des médias, des fans et des ivoiriens qui se sont portés volontaires à l’aider spontanément dans cette période difficile qu’elle a traversée.

Après plusieurs de recherche, vous avez finalement retrouvé au Ghana votre fils, comment se porte-t-il et quel est votre moral en ce moment ?

Effectivement, je l’ai retrouvé au Ghana. C’est vraiment une histoire rocambolesque. J’ai souffert, je n’ai pas dormi pendant neuf jours. Après des jours d’absence, j’ai constaté que son passeport n’était pas là, sa pièce d’identité également et son diplôme également. Il partait ainsi à l’aventure. Heureusement que la police ivoirienne m’a beaucoup aidé. Je salue le capitaine Amon de la police judiciaire, le sous-directeur de la police criminelle Zagadou Vincent De Paul, le commissariat du 9ème arrondissement de Marcory, ils ont été vraiment très gentils et coopératifs. Je ne cesserai jamais de les remercier.

Mais est-ce que vous aviez été préalablement saisie de son départ à l’aventure ?

Je n’étais à aucun moment saisie de son départ à l’aventure. En plus, c’est au Ghana qu’il est parti. Il disait qu’il y allait pour apprendre l’anglais. Là-bas, il s’est retrouvé dans un camp de réfugiés à Élibou où un ivoirien l’a emmené dans une église pour dormir. Et c’est cet ivoirien, après avoir lu mon post sur Facebook, m’a alerté. Auparavant, tout le monde entier m’a appelé. On m’envoyait des photos de partout. Je recevais même des photos de personnes tuées jusqu’à ce que du Ghana, on m’envoie sa photo que je transfère aux policiers. C’est ainsi qu’après plusieurs recoupements, nous sommes descendus là-bas.

Qu’est-ce qui s’est passé une fois au Ghana ?

Les ivoiriens du Ghana ont été très sympathiques. Bravo à eux et bravo à la police ivoirienne. Je remercie aussi tous ceux qui m’ont appelé de partout. J’ai reçu au moins un millier d’appels. Merci vraiment pour cette grande mobilisation et solidarité. J’ai vraiment compris que les gens ont un réel amour pour moi.

On a également appris que votre fils avait des troubles mentaux ?

Oui et le fait d’avoir précisé cela dans mon post lui a beaucoup rendu service. En fait, il y a de cela trois ans, alors qu’il passait l’examen du BEP, il a bu du café pour rester en éveil. Je crois que dans le jargon scolaire, on appelle ça « le décapi ». Il avait passé quatre jours sans dormir parce qu’il tenait à avoir son examen. C’est ainsi qu’il s’est retrouvé à l’hôpital psychiatrique de Bingerville. Sinon, il n’était pas un fou furieux. Mais par la grâce de Dieu, ça va. Il est rentré à la maison, il dort actuellement. Je remercie tous les médias du monde. C’est vendredi après avoir reçu la dernière photo que j’ai pu l’identifier formellement que j’ai pu me rendre au Ghana avec une équipe. En tout cas, je tiens une fois de plus à remercier les autorités policières qui m’ont même accompagné dans des pick-up jusqu’au Ghana. Il a disparu depuis le 1er avril et c’est le dimanche 09 avril qu’on l’a retrouvé.

Après cet épisode douloureux, quels messages à tous ces volontaires qui vous ont aidé à retrouver votre fils ?

Je vais trouver un temps pour remercier du fond du cœur tous ceux qui de près ou de loin m’ont aidé. J’ai reçu des messages et des appels de partout. Merci à Thérèse Taba dont la tension est montée et qui tenait à m’accompagner au Ghana, merci à Marie Catherine Koissy qui a beaucoup fait pour moi. Mercis particuliers au capitaine Amon, au sous-directeur de la police criminelle Zagadou Vincent De Paul, aux ivoiriens du Ghana, Ephrem Youkpo, aux hommes de médias de la diapora, aux artistes ivoiriens…qui m’ont soutenue pendant cette dure épreuve. Il fallait que cette opération se fasse vite dans un temps record parce qu’on risquait de déclarer mon fils comme réfugier si on attendait jusqu’à lundi. Et Dieu merci, tout s’est bien passé dimanche.

Quand je lui demande pourquoi il a agi ainsi, il me répond que c’est parce que je lui ai demandé de s’occuper à quelque chose. Entre temps, ce qui est dangereux et qui m’a beaucoup fait peur, c’est qu’il y a une filière des trafiquants d’êtres humains dans la zone. Et sur place, on m’a même dit que mon post a beaucoup plaidé en ma faveur parce que la veille, on a retrouvé des corps de jeunes gens dont on a enlevé des organes. Je dois le conduire à l’hôpital pour des examens médicaux. Pour terminer, je remercie encore une fois de plus, le capitaine Amon qui a dirigé l’opération sous la direction du sous-directeur de la police criminelle Zagadou Vincent De Paul. Pendant les dix jours, il est resté en éveil avec moi. J’ai failli aller en Guinée après qu’on m’a envoyé une photo d’un jeune qui a été tué là-bas.

Philip KLA

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