10222017Headline:

Cocody /violentes répressions de l’armée à l’Université FHB: La Lidho a confirmé le viol de 4 étudiantes

etudiante violee

Cette organisation exige l’ouverture d’une enquête sur ces violations des droits humains pour situer les responsabilités sur ces événements survenus à l’université de Cocody

La Ligue ivoirienne des droits de l’Homme (Lidho) a confirmé le viol de 4 étudiantes, lors des récents affrontements survenus le 13 avril à l’université Félix Houphouët-Boigny à Cocody.

Dans une déclaration signée du président de la Lidho, Kouamé Adjoumani Pierre, dont nous avons reçu copie, lundi 18 avril 2016, cette organisation des droits de l’Homme a dénoncé et condamné fermement « ces violentes répressions qui ne sont pas de nature à favoriser la construction d’un Etat de droit ni à le consolider ». Kouamé Adjoumani Pierre et ses camarades ont rappelé que l’organisation des Jeux de la Francophonie est à l’origine de cette situation. Selon ces activistes des droits de l’Homme, depuis 2014, il avait été indiqué par le gouvernement un budget global de 7,5 milliards affectés pour l’organisation de ces jeux. Conformément à un cahier de charges signé dans le cadre des jeux de la Francophonie à Paris, ”le gouvernement avait adopté un budget de 799 millions de Fcfa en 2014 sur le budget global de manifestation qui se chiffre à 7,5 milliards de Fcfa” jusqu’au déroulement de l’événement en 2017.Ce budget global, rapportant les propos du ministre de l’économie numérique et de la poste, comprend l’acquisition d’un siège, la mise en place d’une administration, la réception au moment venu des athlètes, l’hébergement et tout ce qui entoure l’organisation d’un tel événement…« Quelles sont les motivations du gouvernement quant à la réquisition des résidences universitaires dans le cadre de ces jeux au détriment des étudiants pour lesquels ces édifices ont été construits eu égard aux difficultés liées à leur hébergement, et de surcroît en pleine année scolaire », s’interroge la Lidho. Cette organisation a interpellé l’État sur sa responsabilité à assurer la sécurité des biens et des personnes et surtout à veiller à la quiétude et au bien-être des populations. Par ailleurs, à ouvrir de façon diligente une enquête sur ces violations des droits humains afin de situer les responsabilités, de s’assurer que justice soit rendue et de veiller à l’obtention de réparations pour les victimes. De même, cette organisation a interpellé le gouvernement sur les conflits intercommunautaires récurrents en Côte d’Ivoire. Il s’agit de celui qui est survenu du 22 au 25 mars 2016 dans le département de Bouna. Un conflit relatif aux affrontements entre agriculteurs et éleveurs qui a occasionné 47 morts, des blessés et contraint à l’exil, vers le Burkina et le Ghana plusieurs personnes, plus de 2000 déplacés internes et prés de 113 personnes disparues. Le 07 avril 2016 à Jacqueville, dans le village de Nigui-Assoko, un autre incident a opposé les populations locales et des pêcheurs étrangers. L’assassinat de deux hommes dudit village serait à l’origine de cet incident qui a occasionné des blessés, la destruction de biens et des déplacements internes. La Lidho qui se dit convaincue que dans un Etat de Droit, force reste à la loi, a interpellé l’État sur sa responsabilité à assurer la sécurité des biens et des personnes et surtout à veiller à la quiétude et au bien-être des populations.

Marcelle AKA

l’inter

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