12102016Headline:

“Commémoration du coup d’état de la France en Côte d’Ivoire: Forfaiture de l’ONU démontrée par Mediapart”

Commémoration du coup d’état de la France en Côte d’Ivoire: Forfaiture de l’ONU démontrée (Mediapart)

Ceux qui doutent encore du fait que l’ONU n’est plus qu’un instrument au service de quelques grandes puissances, peuvent aller consulter les documents mis en ligne sur le site de l’ONU. Un conseil, évitez les retranscriptions qui en sont faites par l’AFP et d’autres médias d’état français, ceux-ci ont pris la facheuse habitude de les charcuter.

Le rapport du groupe d’experts de l’ONU dont Survie demandait la publication dans son communiqué de presse du 6 avril sur la Côte d’Ivoire a enfin été rendu public.

Après sept mois de blocage, le comité des sanctions l’a transmis le 20 avril au conseil de sécurité. Ce dernier l’a publié une semaine plus tard, à la veille d’une nouvelle résolution qui reconduit pour un an l’embargo sur les armes et diamants. Pourquoi avoir attendu sept mois pour publier ce rapport ?

Les experts y mettent l’accent sur le réarmement des rebelles, leur refus des inspections des lieux susceptibles d’abriter des armes, leurs équipements militaires récents et le rôle du Burkina dans l’acheminement des armes et des munitions. Les détails rapportés permettent d’affirmer que l’économie de guerre mise en place par les chefs de la rébellion génère des recettes – non reversées au budget des Forces nouvelles – de l’ordre de cent millions de dollars.

Trois com’zones sont particulièrement épinglés : Ouattara Issiaka (alias Wattao) à Séguéla, Losseni Fofana (alias Loss) à Man et Martin Fofié Kouakou à Korhogo. Le groupe d’experts suggère d’élargir les sanctions déjà prises contre Fofié à Wattao et Loss. Bref, le rapport montre que, loin de préparer leurs troupes au désarmement et à la réinsertion préalablement aux élections, comme l’exigeait le quatrième accord de Ouagadougou, les hommes de Guillaume Soro préparaient la reprise du conflit armé qu’ils avaient déclenché en 2002. Ces éléments plaidaient clairement en faveur d’un nouvel ajournement des élections. Depuis 2005 au moins, la France a manoeuvré pour que les élections aient lieu sans désarmement.

On sait que les diplomaties britannique et sud-africaine se sont inquiétées de l’absence de désarmement, sans aller jusqu’à s’opposer publiquement à la position française.

Le blocage du rapport montre l’instrumentalisation de l’ONU dans la crise ivoirienne. Un nouvel indice de cette instrumentalisation circule sous la forme d’une série de photographies. On y voit des casques bleus déportant Gbagbo vers Korhogo, où il est confié au chef de guerre Fofié Kouakou. Celui-là même qui est sanctionné depuis 2006 par l’ONU pour de très graves atteintes aux droits humains !

Ajoutons que le 30 mars, le comité qui chapeaute les experts a allongé la liste des individus sanctionnés. Non content de mettre sous le tapis le rapport, le comité a ignoré ses recommandations et préféré inscrire l’ex-couple présidentiel et trois personnes de leur entourage.

L’ONU n’a pas favorisé la préparation d’élections libres et transparentes.

L’ONU a préparé la prise de pouvoir de Ouattara pour plaire à la France!!!

Dr Michel Lambret

Source: Mediapart

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Les bombardements aériens des forces françaises et de l’Onuci ont fait au moins 2307 civils tués avait annoncé l’Armée

Au moins 2307 civils tués et des milliers autres blessés, lundi, par les bombardements aériens des forces françaises et de l’Onuci selon un bilan provisoire communiqué par une source militaire à Directscoop.

Selon cette source, de nombreux objectifs non militaires ont été pris pour cibles par « les feux des hélicoptères français ». « L’hôpital de Koumassi (à proximité du camp commando, ndlr), le CHU de Yopougon, précisement la résidence des internes, l’hôpital militaire d’Abidjan (HMA), la résidence du Chef de l’Etat et la présidence, où s’étaient massées des miliers de personnes ainsi que la Rti », a précisé la source militaire avant d’indiquer que le bilan pourrait s’alourdir.

La France est entrée en guerre contre la Côte d’Ivoire après que le président français Nicolas Sarkozy eut autorisé, lundi, le bombardement de plusieurs cibles, prétextant de stopper les actions du Président ivoirien Laurent Gbagbo contre les civils.

Les bombardements aériens des forces françaises et de l’Onuci ont fait au moins 2307 civils tués Commémoration du coup détat de la France en Côte dIvoire: Forfaiture de lONU démontrée (Mediapart)

Plusieurs camps militaires ont essuyé les tirs des forces étrangères. « Les deux camps d’Akouédo, le camp d’Agban, le camp BAE (brigade anti émeute, ndlr) et la base navale de Locodjro » a t-elle affirmé en ajoutant que ces sites militaires sont toujours contrôlés par l’armée ivoirienne.

Ces attaques de l’armée française visent à faciliter la prise du pouvoir par l’opposant Alassane Ouattara, pourtant candidat malheureux au second tour de l’élection présidentielle de novembre 2010, selon les lois ivoiriennes. Les soldats français sont entrés directement en action, après l’échec des rebelles pro-Ouattara à prendre, vendredi, le Palais présidentiel, la résidence du Président, la télévision nationale ; un revers militaire qui les a forcé à l’abandon du Golf hôtel, leur Quartier général.

Un contentieux post-électoral oppose le Président Laurent Gbagbo, déclaré élu par le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de donner les résultats définitifs en Côte d’Ivoire, à l’opposant Alassane Ouattara, candidat malheureux à cette élection, mais reconnu vainqueur par le chef de l’opération des nations unies en Côte d’Ivoire.

La dernière résolution de l’ONU sur la Côte d’Ivoire (1975), votée le 30 mars à l’initiative de la France, a demandé « à toutes les parties d’œuvrer à la solution politique d’ensemble de l’Union Africaine (UA) » et s’est félicitée de la décision prise (…) de nommer un haut représentant chargé de la mise en œuvre de la solution politique d’ensemble » par des voies pacifiques.

Cette résolution a engagé par ailleurs « toutes les parties à coopérer pleinement » avec ce haut représentant. Alassane Ouattara, proche de Nicolas Sarkozy, a récusé ce haut représentant déjà désigné puis, déclenché les hostilités militaires en ouvrant des fronts à l’ouest, au centre et à l’est du pays avant d’engager la « bataille d’Abidjan » avec l’appui de l’onuci et de la force française Licorne contre l’armée ivoirienne et le Président Laurent Gbagbo.

Source: directscoop

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