06142024Headline:

Condamnation des 26 militants du parti de Gbagbo : Le COJEP et Charles Blé Goudé prennent position

Le Cojep de Charles Blé Goudé a réagi à la lourde condamantion des 26 militants du parti de Laurent Gbagbo arrêtés le 24 février dernier.

Dans le communiqué dont Linfodrome a reçu copie, l’ex-chef de file des jeunes et son parti s’inquiètent d’une atmosphère socio-politique qui se fait de plus en plus tendue. Surtout après les èvènements de Kani et Morondo, dans le nord de la Côte d’Ivoire où une activité politique du PPA-CI a été empêché par des jeunes se reclamant proches du RHDP du président Alassane Ouattara.

“Le COJEP et son Président Charles Blé GOUDE, résolument engagés à faire de la paix et la cohésion sociale une réalité vivante dans notre pays, expriment leurs préoccupations et s’inquiètent de la détérioration du climat politique”, s’inquiète le COJEP.

Ci-dessous l’intégralité du communiqué signé du signé de Dr Patrice Saraka , SG du COJEP
Arrêtés le 24 février dernier à l’occasion de l’audition du Secrétaire Général de leur parti, une trentaine de militants du PPACI avaient été arrêtés et mis sous mandat de dépôt, puis écroués à la MACA, le 27 février 2023.

Le 09 Mars dernier, vingt six (26) d’entre eux ont été condamnés à une lourde peine de vingt quatre (24) mois d’emprisonnement ferme. Des semaines plus tôt, nous avons enregistré des entraves aux libertés politiques dans les localités de KANI, TIÉSSO, et MORONDO, dans la région du Worodougou.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’atmosphère sociopolitique devient de plus en plus tendue. Le COJEP et son Président Charles Blé GOUDE, résolument engagés à faire de la paix et la cohésion sociale une réalité vivante dans notre pays, expriment leurs préoccupations et s’inquiètent de la détérioration du climat politique.

Le COJEP témoigne sa solidarité aux militants PPACI qui viennent d’être condamnés ainsi qu’à leurs familles biologiques et politiques et demande leur libération. Le COJEP rappelle qu’après le traumatisme subi par le pays suite aux différentes crises électorales, aucun sacrifice ne serait de trop pour maintenir la cohésion sociale, gage d’un environnement propice à l’enracinement de la Démocratie dans notre pays.

Le COJEP reste convaincu qu’il est possible de réinventer des mécanismes alternatifs de règlement :

la dépénalisation des délits d’opinions politiques. Dans cette perspective, le COJEP propose l’adoption d’une charte d’éthique et de bonne conduite politique, une sorte d’annexe à la loi relative au financement des partis politiques, comme critère de financement au delà de la représentation nationale.

Enfin, le COJEP appelle tous les acteurs politiques ivoiriens à la retenue, au dialogue et à la recherche constante de la paix

. Fait à Abidjan, le 10 mars 2023

Pour le COJEP Dr. Patrice SARAKA Secrétaire Général, porte-parole

 

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