02082023Headline:

Corruption au Parlement européen: Manon Aubry (LFI) veut “faire le ménage”

L’eurodéputée LFI Manon Aubry a réclamé jeudi de faire “le ménage vite, tout de suite” dans les institutions européennes après le scandale de corruption présumé impliquant le Qatar au Parlement européen et visant notamment la vice-présidente de l’institution, Éva Kaili.

“Les effets de l’ingérence du Qatar sont colossaux”, a accusé sur Franceinfo la parlementaire. Selon elle, “il faut faire le ménage vite” et “il faut changer de l’intérieur, de la cave au grenier, ce qui se passe au niveau européen”, grâce notamment à la commission d’enquête du Parlement européen mise en place.

“C’est la face émergée de l’iceberg, le réseau de corruption qui est en train d’être déterré ici par la justice belge, on voit que c’est le Qatar mais il y a aussi derrière le Maroc, peut-être aussi la Mauritanie et l’Arabie Saoudite, c’est un réseau de corruption beaucoup plus large et qui à mon sens atteint même la crédibilité de la démocratie européenne”, s’est elle inquiétée.

“Ca a été rendu possible par l’opacité qui existe au niveau européen. C’est pour ça que je me bats depuis le début de mon mandat pour que la transparence devienne la règle. Il faut changer ces institutions avec également une autorité éthique indépendante au niveau européen”, a-t-elle plaidé.

Pour l’ancien candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot, lui aussi eurodéputé, cette affaire “a sidéré tout le monde”.

Pour changer les choses, “il y a beaucoup de mesures que nous portons depuis beaucoup d’années, nous écologistes, il est temps que les autres groupes qui les refusaient les acceptent”, a-t-il souhaité sur Franceinfo.

Il a notamment cité les déclarations de patrimoine pour les parlementaires européens en début et en fin de mandat, “une haute autorité indépendante” et l’obligation pour les “puissances étrangères” de s’inscrire sur le registre des lobbies.

Dans ce scandale qui a provoqué une onde de choc au Parlement européen et des tensions entre le Qatar et l’UE, Eva Kaili fait partie d’un quatuor de suspects incarcérés après une mise en examen pour “appartenance à une organisation criminelle”, “blanchiment d’argent” et “corruption”.

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