01172017Headline:

Côte d’Ivoie –Des crimes commis régulièrement par des individus armés à Lakota: Un autre ”Amadé Ouérémi” sévit

ouremi arreter

La situation a été révélée par l’Ong ”l’International congrès pour les droits humains et humanitaires” (Icdh). À Lakota, des crimes, des violations des droits de l’Homme, seraient commis de façon régulière par des individus armés.

Selon le président de cette Ong, Sylvain Néan Téré, qui a animé une conférence de presse, en début de semaine, à Yopougon, pour interpeller les autorités nationales sur cet état de fait, un autre Amadé Ouérémi, du nom du célèbre ex-seigneur de guerre qui sévissait dans la forêt du Mont Péko, ferait la pluie et le beau temps à Lakota. Il serait devenu le maître de la forêt classée de Niyoro, dans le village de Kogbatroko, dans la sous-préfecture de Lakota. Ce village situé à 11 km du centre-ville, vivrait sous le joug de Zongo Oussou, d’origine burkinabé.

À en croire les responsables de cette Ong de défense des droits humains, il serait le commanditaire de nombreuses violations des droits de l’Homme, d’expropriations de terres dans cette partie du département. Une plainte, suscitée par les planteurs du canton Oparéko, a même été déposée contre lui par Gnagra Djaléga Pascal, le délégué régional de l’Icdh à Lakota pour « tortures, coups et blessures, et atteinte à l’intégrité physique ».

Dans un courrier adressé au Substitut résident de la section du tribunal de Lakota, les responsables de cette Ong ont informé que Zongo Oussou qui a hérité de cette forêt de son père, commet des actes de violence sur les planteurs burkinabé et les autochtones. Il se présenterait même comme un proche des autorités judiciaires à Lakota. Plusieurs cas de violations ont été signalés par l’Ong Icdh. Il serait appuyé par plus de 200 personnes qui occupent illégalement la forêt classée de Niyoro, sous le regard des autorités policières et judiciaires.

Sanfo Ousséni, un planteur d’origine burkinabé, victime de ces atrocités, a raconté dans une lettre adressée aux autorités judiciaires de Lakota, son calvaire et comment il a été spolié de sa plantation. « J’ai été menacé avec des machettes. Ils ont dit que si je m’approche, ils vont me découper à la machette. Ils ont déchiré mes habits, déchiré tous les bidons d’eau que j’avais, avant de cueillir mon cacao. Un groupe m’a saisi et a commencé à me bastonner comme un voleur. J’ai été copieusement frappé. Je me suis enfui de la plantation », a soutenu Sanfo Ousséni, réclamant justice.

De nombreuses victimes ont déjà saisi l’Ong Icdh dont le président, Sylvain Néan Téré, a promis de poursuivre cette affaire jusqu’au bout.

Hervé KPODION

 linfodrome.com

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