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Côte d’Ivoire / 15 novembre de chaque année, depuis 25 ans : le décryptage de Fernand Dédeh

La Côte d’Ivoire célèbre la paix ce jour. Depuis 25 ans, la journée nationale de la paix a été institutionnalisée. A cette occasion solennelle, je journaliste Fernand Dédeh, dans une épître à Barthelemy Zouzoua Inabo fait un décryptage de l’actualité.

À Barthelemy Zouzoua Inabo: Bonjour de Balouzon. Ce lundi 15 novembre 2021, est jour férié, chômé et payé. Comme tous les 15 novembre de chaque année, depuis 25 ans. La Côte d’Ivoire, notre pays, notre patrie, notre âme, célèbre la Journée nationale de la Paix. Chacun de nous devrait, ce jour, faire une introspection et se poser la bonne question: « quelle est ma responsabilité pour la paix dans mon pays, pour la paix avec mes frères et sœurs, pour la paix avec moi-même »?
Le père fondateur rappelait, chaque fois qu’il en avait l’occasion, que « la Paix n’est pas un mot. Mais un comportement ». Quel développement est-il possible sans la paix? « La paix est le préalable à tout développement. ». il répétait sans cesse aussi, « Dieu est amour ». Une phrase éponyme que résonne aujourd’hui les consciences des jeunes écoliers que nous étions à l’époque, « le vrai bonheur, on ne l’apprécie que lorsque l’on a perdu. ».
Oui, pour nous Ivoiriens et partout où nous nous trouvons, la Paix doit être une école. Notre pays, dans sa sociologie et sa construction, porte les graines du partage, de la fraternité, de l’amitié, de la solidarité, de la tolérance. Nous avons cassé collectivement, un ressort sur le chemin de la construction de la nation, en empruntant sans précaution ou sans la maturité nécessaire, le train de la Démocratie. Nous avons vu dans ce pays, le lion. Nous avons vu couler le sang. Au moins 300.000 victimes des différentes crises recensées. Officiellement, la crise post électorale a fait trois mille (3000) morts. Mais Dieu seul sait, que beaucoup plus d’Ivoiriens ont perdu la vie pour la conquête ou la conservation du pouvoir. Les traces sont encore vivaces dans les cœurs, dans les esprits. On vit certes mais avec des douleurs diffuses. On vit ensemble, en parallèle sur le même espace.
L’UNESCO célèbre 75 ans de vie. Et l’UNESCO enseigne que les guerres prennent racine dans les esprits des hommes et des femmes. C’est donc, là, qu’il fait cultiver la graine de la paix, de l’amour par la Culture, par l’Education, par la Science, par là à technologie. Les hommes et les femmes se battent, parce qu’ils ignorent les cultures des uns et des autres. Parce qu’ils ne se connaissent pas. Rapprocher les citoyens du monde, partager les expériences, brisent les fers de la haine.
La journée nationale de la Paix n’est pas une journée festive ordinaire. Elle porte en elle, les promesses de la construction du pays, l’idéal de vivre ensemble avec et dans nos contradictions. Yamoussoukro abrite la 25 ème journée nationale de la Paix. Envie de crier « retour aux sources ». Là où tout a commencé. L’adage dit « quand on ne sait pas où on va, au moins, il faut savoir d’où on vient. ». Sur les terres du père fondateur.
Beaucoup de communications depuis le 11 novembre 2021. Des thèmes majeurs avec des personnalités marquantes de notre pays. La Paix dans tous les secteurs, appréhendée sous différents prismes avec pour finalité, le développement humain dans sa dimension.
Ce lundi 15 novembre 2021, marquera la journée-ponctuation. Avec défilés, prestations artistiques, discours et dépôt d’une gerbe de fleurs sur la tombe du père fondateur.
La Journée nationale de la Paix a été instaurée en Côte d’Ivoire par le décret n°96-205 du 7 mars 1996. 25 ans plus tard, toi, oui, toi, quelle est ta responsabilité pour la paix en Côte d’Ivoire?

Sapel

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