04242018Headline:

Côte d’Ivoire 2020: Guikahué dévoile la nouvelle ligne du Pdci-Rda “ne vous laissez pas perturber par tout ce que vous voyez et entendez”..

Côte d’Ivoire 2020: Guikahué dévoile la nouvelle ligne politique du Pdci-Rda…les jeunes disent non au parti unifié, les femmes expriment leurs préoccupations

Le secrétaire exécutif en chef, Pr Guikahué a donné une lisibilité aux responsables des Ufpdci et des Jpdci sur l’avenir du Pdci-Rda, après le compte rendu des rencontres de restitution des données du terrain avec les délégués départementaux et communaux qui ont eu lieu du 4 au 30 novembre dernier. Il a aussi évoqué la nouvelle ligne politique du Pdci. Ci-dessous de larges extraits de son intervention face aux «soldats» du parti du président Henri Konan Bédié.

La position du Pdci par rapport à 2020
Notre position, c’est que nous travaillons à rendre le Pdci fort. Enraciner le Pdci pour que le Pdci vive toujours. Ça, c’est notre position. Rassurez-vous, ne vous laissez pas perturber par tout ce que vous voyez et entendez. Il faut continuer le travail. Je ne serai pas de la délégation de ceux qui viendront dire que ce que Bédié a dit n’est plus d’actualité… Parce que quand je suis allé parler, nos amis ont réagi. Je leur ai dit que moi, je suis logique. Je n’ai pas 10 ans et puis quand même dans ce pays-là, je suis professeur titulaire de cardiologie, je suis prof d’Université. J’ai un nom et j’ai une dignité. J’ai fait le tour de la Côte d’Ivoire en 2015 et pendant ce temps, personne ne m’a arrêté. J’ai donné l’image du package, de la pâte dentifrice et de la brosse à dent. J’ai déclaré partout que pour 2015, c’est Alassane Ouattara et en 2020, c’est un cadre Pdci qu’on va voter. Donc, j’ai refait le tour de la Côte d’Ivoire pour dire que 2020 est arrivé, c’est Pdci qu’on va voter. Moi, j’ai fini de parler. Est-ce que vous m’avez entendu parler encore. J’ai fini de parler. Je ne parle plus. Si je parle encore, c’est pour vous dire d’aller faire les pièces. Et comme je suis la voix de Bédié, Bédié a fini de parler. Si prochainement, le président veut dire quelque chose et que moi je n’interviens pas dedans, est-ce que ça va être véhiculé ? S’il n’y a pas de micro, est-ce qu’on peut t’entendre. Moi, je suis le micro de Bédié. Bédié a fini de parler, on a parlé. On ne parle plus, agissez. Valentin, Innocent, ce n’est plus la peine d’avoir des mines de mort. Allez-y sur le terrain, on a fini de parler.

Responsables démis dans les délégations
Merci de vous inquiéter. C’est ce que nous avons dit sur le terrain. Il y a des délégations qui ont été découpées. A partir du moment où a été découpé, l’ancien président choisit et les autres doivent avoir des coordonnateurs. Mais dans tous les cas, ces coordonnateurs, on doit les homologuer. Il faut que la direction du parti dise : on a le temps de faire les élections ou bien, on donne notre quitus. Tant qu’on ne l’a pas fait, ce qui est fait par le délégué est à titre provisoire. Maintenant, si on ne veut pas de quelqu’un, on dit de faire des rapports motivés. C’est nous qui décidons, ce n’est pas un délégué qui décide. Que ce soit pour l’Ufpdci ou la Jpdci, c’est la même chose. Le 18 décembre, l’ordre du jour du secrétariat, c’est le rapport des séminaires de restitution pour prendre une décision dont vous parler.

Restitution : les délégations en retard
Au jour d’aujourd’hui, il y a un certain nombre de délégations qui n’ont pas répondu encore à notre appel, qui sont en retard. Il y a Jacqueville, Sikensi, Tiapoum, Transua, Ouaninou 1, Biankouma et Djékanou. Donc on peut dire que dans l’ensemble sur 208 délégations, nous avons eu les résultats de 201 délégations. Ce qui est un succès et les délégués pour 80% se sont présentés eux-mêmes … ce qui nous a réjoui, c’est que des anciens délégués ont confessé que cet exercice était utile, parce qu’eux-mêmes se rendaient compte que leurs secrétaires généraux n’avaient même pas de bureau…

La ligne politique du Pdci en ce moment
Le Pdci est un parti autonome, souverain qui veut revenir au pouvoir et qui est en train de préparer le terrain pour le succès d’un candidat militant actif du Pdci-Rda à l’élection présidentielle d’octobre 2020. Voici notre ligne actuelle. Donc, tout ce que nous faisons doit concourir à atteindre cet objectif. Cependant, nous sommes dans un pays où il y a eu beaucoup de mutations. Où tout seul aujourd’hui, il est difficile, je ne dis pas qu’il est impossible, il est difficile de gagner facilement les élections. Donc, il faut créer un environnement d’alliance et d’aide. Heureusement que nous, nous avons déjà une alliance qui est un groupement politique qui est le Rhdp. Au Rhdp, nous avons déjà donné beaucoup et nous attendons en retour que les partis alliés du Rhdp aussi, nous apporte beaucoup pour le succès de notre candidat. Donc, nous créons un environnement paisible pour qu’on s’entende pour que les autres puissent nous aider dans cette dynamique dans laquelle nous sommes. Je voulais vous rassurer. Depuis qu’on a mis en place le comité de haut niveau on a dit c’est pour réfléchir au parti unifié. Donc, la réflexion ne tue pas l’homme. Pendant qu’on réfléchit, il faut travailler. Donc, ne soyez pas perturbés, pendant que nous on réfléchit en haut là-bas, vous vous travaillez en bas ici.

La nouvelle mission pour les Ufpdci et les Jpdci
La priorité, c’est l’identification et le recensement de nos militants. Organisez-vous pour que quand le recensement va commencer au mois de janvier ou février, vous soyez déjà prêts à être sur le terrain. Tous vos bureaux départementaux doivent être orientés vers le recensement…. Nous avons mis le terrain à plat avec nos séminaires de restitution. Si aujourd’hui vous faites une tournée, vous allez aller sur des bases saines… Donc, je souhaite que vous fassiez désormais des équipes combinées… Aujourd’hui, il y a un objectif précis et toutes les actions que nous allons mener concourent à l’identification et au recensement électoral. Si le parti ne vous donne rien comment vous aller faire ? … Quand vous allez faire votre plan d’action, pour 2018, c’est identification et recensement… Et ça, on doit le financer… En 2019, on va changer de thème…

Rhdp : Les jeunes de la Jpdci urbaine et de la Jpdci rurale expriment leurs inquiétudes

Les jeunes ont fait savoir au secrétaire exécutif en chef leurs préoccupations. Innocent Yao, président national de la Jpdci rurale, nous a confié que les préoccupations majeures qui étaient des inquiétudes sont levées. « Parce qu’aujourd’hui, ce qui perturbe les militants du Pdci-Rda, c’est cette affaire de parti unifié. La jeunesse du Pdci-Rda n’est pas pour. Nous nous parlons plutôt du renforcement de l’alliance Rhdp. C’est notre position. On l’a signifié et le secrétaire exécutif nous a demandé de continuer le travail de mobilisation de la base et les jours à venir, nous serons sur le terrain, selon ses instructions pour permettre à nos membres de se faire identifier et préparer sereinement les élections à venir. Par ailleurs, le secrétaire exécutif en chef, nous a rassurés dans les jours à venir de l’engagement du parti à soutenir la jeunesse à tous les niveaux pour que nous soyons plus opérationnels ». Son homologue, président national de la Jpdci urbaine, Kouassi Valentin a quant à lui déclaré ceci : « nous avons un programme d’activité, nous avons un plan d’action, nous demandons simplement l’accompagnement pour que nous puissions accomplir ces missions-là ». Mais au-delà, a poursuivi Kouassi Valentin, « ça a été une rencontre conviviale, parce qu’il y avait des inquiétudes que les jeunes exprimaient. Vous voyez ce qui se passe sur les réseaux sociaux. Mais, nous avons été rassurés. L’intervention du ministre Guikahué a fait chuter la « fièvre » au point où il n’y a pas eu trop de prise de parole. Nous partons ragaillardis. Côté parti unifié, Rhdp, vous connaissez la position de la jeunesse. Nous sommes dans l’alliance Rhdp, mais nous sommes contre tout ce qui emmènera à la disparition du Pdci-Rda. Celui qui tentera trouvera la jeunesse du Pdci sur son chemin et vous avez vu la preuve ici. Nous ne parlons pas pour menacer, mais c’est notre héritage. Nous avons été installés les 13, 14 et 15 juin 2015 avec un thème :  » femmes et jeunes unis face aux enjeux et défis de 2020 « . Et si on dit cela, ça suppose que nous savons que dans la marche, il y a des défis et ces défis-là, il faut pouvoir les relever. Nous avons pris un engagement et cet engagement-là, nous allons l’assumer. Nous disons à tous nos partenaires que 2015, comme l’a dit notre secrétaire exécutif que nous saluons, nous avons fait notre part dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire. Pour éviter qu’il y ait des risques de conflits inutiles là où on peut s’entendre facilement pour gouverner ensemble. Cela a été fait. Que nous continuons ensemble. Et en 2020, le président Bédié l’a dit et c’est sur cette base que nous sommes : un candidat du Pdci-Rda choisit par le Pdci-Rda pour être le candidat du Rhdp. Et comme on l’a fait en 2015, en 2020, tout le monde votera pour ce candidat. C’est sur ce mot d’ordre du président Bédié que la jeunesse travaille et nous n’allons pas changer le fusil d’épaule. On ne dira pas que nous devons venir prendre les instructions. Nous aussi, nous avons notre analyse parce qu’il y a des positions que les jeunes dégagent depuis la base. Donc, quand le sommet nous donne des instructions, il faut bien faire remonter les sentiments, parce que ce sont les deux tendances qui font la force du parti et qui pourront faire en sorte que le Pdci-Rda reconquiert le pouvoir en 2020 ».

Les femmes du Pdci demandent des appuis
Mme Ehui Agnero Odette, présidente nationale de l’Ufpdci urbaine a donné le ton. Elle s’est insurgée contre «le renvoi par certains délégués de certaines responsables Ufpdci, sans que la direction nationale soit saisie. ‘L’heure n’est pas à se faire de petits palabres… » a-t-elle dit.
Mme Doumbia Salimata, secrétaire générale du bureau de l’Ufpdci rurale, dira que les femmes étaient dans le doute. Mais avec ce qui a été dit sur la ligne du parti, elles savent désormais comment s’armer pour aller sur le terrain. Elle appuiera ce que Mme Ehui a dit. A cela elle ajoutera le problème de moyen pour le déplacement des femmes rurales qui viennent souvent de contrées éloignées pour prendre part à des réunions. « Nous souhaitons que dans le cas des subventions à allouer aux structures spécialisées, cela soit examiné avec diligence ». Elle reviendra encore sur les ressources financières affectées aux structures spécialisées dont « elles n’ont pas encore une bonne lecture de cela et notre souhait, c’est que le parti puisse penser à mettre une subvention à notre disposition… ».
Gilles Richard OMAEL et D. Sory

africanewsquick

Comments

comments

What Next?

Recent Articles

Leave a Reply

Submit Comment