12082016Headline:

Côte d’Ivoire-4 ans aprés Gbagbo les fait passer par tous les états

ado affi gbagbo

4 ans après l’arrestation du père fondateur du Front Populaire Ivoirien (FPI), le 11 avril est désormais une date sombre pour le FPI, qui commémore l’ex-chef de l’État. A sa Une le quotidien LG Infos titre: “Commémoration du 11 avril: L’hommage des Ivoiriens et de la Diasporas à Gbagbo”. “Gbagbo a été déporté à la Haye parce qu’il a exigé le respect de la constitution de son pays”, commente Pr Koudou Kessié. A en croire au journal, vous pouvez emprisonner un révolutionnaire, mais vous ne pouvez pas emprisonner la révolution, vous pouvez tuer un libérateur, mais vous ne pouvez pas tuer la libération. Allant dans le même sens, Le Temps barre à sa Une: “Révélation sur le 11 avril 2015/ Pour la première fois: Le protocole de Gbagbo parle”. A Yopougon, l’ex-directeur de protocole du Président Gbagbo s’en souvient. “Ce 11 avril n’est pas la fête du nouvel an ou de la noël. Dans la mémoire collective des Ivoiriens, ce jour là, la Côte d’Ivoire est entée dans la barbarie”, analyse le secrétaire général par intérim du FPI. Avant de témoigner ce qui s’est passé à la résidence présidentielle, ce jour-là. “Nous étions fatigués de rester dans le deuxième sous-sol de la résidence. Nous y avons été chassés par du gaz toxique que les hélicoptères français ont injecté là-bas…Nous avons attendu des vociférations sortez, montrez où est Laurent Gbagbo (…), a révélé Koné Boubacar.

Ouattara se déchaine

Alassane Ouattara a procédé ce samedi 11 avril 2015 à l’inauguration de la voie express Abobo-Anyama. A cette occasion, le chef de l’Etat est revenu sur l’arrestation de Laurent Gbagbo le 11 avril 2011. Dans un discours musclé, le chef de l’Etat a chargé l’ancien président ivoirien. « Face aux martyrs de la crise postélectorale samedi : Ouattara crie sa douleur… et sa colère », barre Le Patriote à sa Une. Le président ivoirien a notamment insisté sur le fait que tous les criminels seront jugés en terre ivoirienne. « Les personnes responsables de ces atrocités seront jugées et continueront d’être jugées quelles que soient les opinions nationales et internationales », a martelé le président ivoirien.Dans le même sens, Soir Info fait savoir qu’Alassane Ouattara ne veut plus voir d’Ivoiriens devant la Cour pénale internationale (CPI). « Samedi dernier à Abobo/ Ouattara se déchaine : ‘’personne n’ira à la CPI’’», titre à sa Une le journal. « « Personne n’ira à la Cpi (Cour pénale internationale, Ndlr), personne ». C’est ce qu’a indiqué le président ivoirien, Alassane Ouattara, samedi 11 avril 2015, lors d’une rencontre avec des victimes de la crise post-électorale, à la mairie d’Abobo. « J’entends ici et là des bêtises parlant de justice des vainqueurs, est-ce qu’on a déjà vu une justice des vaincus ? Si c’était les autres, ils nous auraient tués tous. Et les faits montrent que nous sommes un pays de droit, et je peux m’adresser à des grands pays, ces donneurs de leçons, vous avez vu ce qu’ils ont fait ? et l’esclavage ? Nous allons continuer de juger tous ceux qui ont commis ces crimes. Ils seront jugés en Côte d’Ivoire, personne n’ira à la Cpi, personne. Nous jugerons toutes les personnes ici en Côte d’Ivoire, parce que nous en avons la capacité », a-t-il souligné. Pour le chef de l’État, la Côte d’Ivoire dispose des moyens de rendre la justice », relate le journal.Cette sortie d’Alassane Ouattara, Lg infos la justifie par la fébrilité du président ivoirien. « Sommés de livrer les criminels de son camp : Ouattara s’emporte et défie la CPI », peut-t-on lire en manchette du journal qui indique que, « la promesse du chef de l’Etat Alassane Ouattara à la procureure Fatou Bensouda de livrer des personnes de son camp qui ont commis des crimes à la CPI n’était qu’une plaisanterie de sa part ».

Linfodrome.com

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